Activités scientifiques
Mercredi 7 Avril 2010 à 20h30
Lieu : Centre Hospitalier St Jean de Dieu (salle N°1 de l’espace conférences au 2ème étage)
Argument :
L'or, le cuivre, le plomb… alliages improbables La psychiatrie, discipline dépourvue de théorie propre, est au carrefour de la médecine, de la psychanalyse et d'autres sciences humaines. Reprenant la métaphore plaisante de l'argument général de ce cycle de conférences, je dirais que c'est une "femme sous influence", soumise aux aléas politiques et à l'air du temps.
La mode étant au biopouvoir, au management, à une vision utilitariste de l'Homme, l'impact sur les équipes soignantes est majeur et alimente les débats. Ce soir, essayons de regarder dans notre propre jardin, en réfléchissant à nos pratiques, car au fond, tout n'allait pas si bien:
Depuis longtemps l'usage des médicaments psychotropes dans les pathologies sévères ne provoque plus d'anathèmes. Entré dans les mœurs, un alliage est devenu possible. Les nouvelles techniques éducatives, sont-elles à rejeter en bloc sous prétexte de leur arrogance et de leur objectif avoué d'adaptation du patient à la société. Ne peuvent-elles pas rendre une capacité d'initiative à celui qui tombe hors du monde ?
La psychanalyse n'a-t-elle pas été présentée ou perçue comme une arme de guérison massive? La place du négatif, les manifestations des pulsions de mort ont-elles été suffisamment repérées et rappelées auprès des praticiens pour les aider à perlaborer des situations difficiles, souvent décourageantes pour eux comme pour leurs patients? L'application d'une psychanalyse savante dans les institutions psychiatriques ne conduit-elle pas inéluctablement au désenchantement ?
L'emprunt de nombreux détours du côté du cuivre ou même du plomb, n'est pas inutile si nous savons garder le vif d'une psychanalyse en recherche. Sachant que nous ne soignons pas des "psychotiques" - mais que des sujets se soignent dans la rencontre avec d'autres sujets - nous laissons alors une place à l'improbable, à l'incertain, à l'imprévu, donc à l'espoir.
Secrétariat Scientifique :
GREPSY CONFERENCES : Damien AUPETIT , Marine BERNADET, Myriam BONAMY, Serge BREZINS, Christine CORSINI, Jean PEUCH-LESTRADE, Jean- François REBOUL, Stéphanie VERNAY
grepsy-conferences@arhm-sjd.fr
Inscription :
Secrétariat administratif : GREPSY CONFERENCES
CH ST JEAN DE DIEU 290,
route de Vienne
69373 LYON CEDEX 08
Tél. : 04 37 90 10 10 (poste 29 00) (répondeur)
grepsy-conferences@arhm-sjd.fr
le samedi 13 février 2010 de 15h à 16h30
par les auteurs : Laure et Patrick Ayoun, Francis Drossart
Lieu : Librairie Mollat – 15 rue Vital Carles, Bordeaux
Argument : Les traces de l’archaïque seraient comme ces cicatrices que l’on croyait disparues et qui réapparaissent au froid telles des engelures. Sont ici évoqués les paysages de la clinique qui disent ces traces psychiques ressurgissant, à partir d’une effraction corporelle ancienne, de l’inconscient maternel à la faveur de la transparence psychique et/ou de l’un de ces inexplicables hasards par lesquels « la réalité vient dupliquer le fantasme » (Lebovici) ; ou au moment où il serait question de mémoire, à l’imminence du décès quand c’est un certain oubli qui permet la transmission des héritages et l’accomplissement des deuils. Ces traces que le psychisme peine à contenir et qui s’expulsent au dehors s’inscrivant sur n’importe quel support : scarifs, graphes, tags, les actes, le corps, le soi-peau, les murs des autres : s’agirait-il d’un refoulement ? Les auteurs, tous psychanalystes et praticiens de ces différents champs, nous livrent sous l’égide de Monique Bydlowski, une réflexion riche et originale sur ces champs croisés de l’archaïque et de la trace que l’on retrouve dans la clinique du périnatal, du pubertaire ou dans celle des fins de vie.
Laure Ayoun est psychothérapeute, psychanalyste, elle exerce à Bordeaux en institution de soins palliatifs et en privé. Patrick Ayoun est psychiatre, psychanalyste ; praticien hospitalier, il est responsable d’un service de psychiatrie de l’adolescent à l’hôpital Charles Perrens, Bordeaux. Francis Drossart est pédopsychiatre au CAMSP de Gonesse, psychanalyste.
Vendredi 22 janvier 2010 à 20h15
Discutant : Jean-Pierre KAMENIAK
Lieu : à la Maison de l'Université : Place Émile Blondel, Mont Saint Aignan
Argument : KAFKA : UN MEDECIN DE CAMPAGNE
Secrétariat Scientifique : Association Normande d'Études de Psychologie avec le soutien de l'équipe TIF du laboratoire Psy-NCA de l'Université de Rouen
Inscription : Participation aux frais : 5€