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BARREAU Jean-Jacques
BAZALGETTE Gérard
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PONCEBLANC-NEUVÉGLISE Monique
ROGER Guy
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ROUSSEAUX-MOSETTIG Christiane
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TURBAT-DELCROS Joëlle
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VALABREGA Jean-Paul
ZALTZMAN Nathalie
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Contributions en ligne
LÉVY G., L'ivresse du pire, Paris, Campagne Première, 2010
Les nouvelles formes du malaise contemporain dévoilent une perte globale du sens, en ces lieux où la jouissance du pire signe la force d'une pulsion de cruauté qui se déchaîne partout où il est possible d'exercer son pouvoir de négation de l'humain. L'ivresse du pire désigne cette surenchère sans frein à repousser toujours plus la limite, à gagner dans le progrès de l'horreur, en s'engageant dans la spirale de la destruction et de l'auto-destruction, à s'abolir tout en « zappant les autres ». À partir de la clinique actuelle et la haine du sujet dont celle-ci témoigne, il s'agit ici de rappeler en quoi l'ombre des catastrophes totalitaires du xxe siècle est tombée sur le moi individuel comme sur les conditions collectives faites aujourdhui à la vie psychique de l'ensemble humain. Dans un environnement dominé par la virtualisation de l'autre, quand il sagit de déformer la perception de la réalité pour la rendre encore supportable, demeure-t-il un reste indestructible de l'homme dans l'homme qui puisse résister à ce « rien de pire » ?
PLATIER-ZEITOUN D., POLARD J. et AZOULAI J. , Vieillir… Des psychanalystes parlent - Un désir qui dure, ANZIEU A., BRUSSET B., CAHN R., CORDIE A., DADOUN R., DANON-BOILEAU H., DIATKINE D., DUMÉZIL C., DUPONT J., JEAMMET P., MAILLARD C., MIJOLLA A. de, MONTRELEY M., MOREAU RICAUD M., RABAIN-LEBOVICI M., STEIN C., THIS B. et WILDOCHER D.Psychanalyse, Érès, 2009
Est-ce la vie qui nous quitte ou nous qui la laissons ? Dans les derniers temps de l'existence, peut-être est-ce bien la seule question qui vaille, la seule option qui reste. A Londres, le 1er août 1939, dans un geste décisif d'adieu à la vie, Freud renonce à sa pratique analytique et cesse de recevoir des patients. Ayant accepté enfin des antalgiques puissants, il décèdera quelques semaines plus tard, à 83 ans. Lacan reçut également des analysants très tard, alors que les signes avant-coureurs d'une pathologie très lente étaient à l'œuvre depuis des années.
DROSSART F., AYOUN L. et AYOUN P., Les Traces de l'archaïque, BYDLOWSKI M., ROCHETTE J. et ROSENBLUM O. L'Ailleurs du corps, Érès à paraître le 19 novembre, 2009
Les traces de l’archaïque seraient comme ces cicatrices que l’on croyait disparues et qui réapparaissent au froid telles des engelures. Sont ici évoqués les paysages de la clinique qui disent ces traces psychiques ressurgissant, à partir d’une effraction corporelle ancienne, de l’inconscient maternel à la faveur de la transparence psychique et/ou de l’un de ces inexplicables hasards par lesquels « la réalité vient dupliquer le fantasme » (Lebovici) ; ou au moment où il serait question de mémoire, à l’imminence du décès quand c’est un certain oubli qui permet la transmission des héritages et l’accomplissement des deuils. Ces traces que le psychisme peine à contenir et qui s’expulsent au dehors s’inscrivant sur n’importe quel support : scarifs, graphes, tags, les actes, le corps, le soi-peau, les murs des autres : s’agirait-il d’un refoulement ? Les auteurs, tous psychanalystes et praticiens de ces différents champs, nous livrent sous l’égide de Monique Bydlowski, une réflexion riche et originale sur ces champs croisés de l’archaïque et de la trace que l’on retrouve dans la clinique du périnatal, du pubertaire ou dans celle des fins de vie.
CELERIER M-C., Après-coup, paroles de femme, paroles de psychanalyste, Sèvres, PLURIELS DE LA PSYCHE, Éditions EDK, 2009
Claire est une femme de la génération de toutes les chances : trop jeune pour avoir souffert consciemment de la guerre, elle a grandi dans un monde apaisé ; elle a pu choisir ses études, la médecine, et exercer comme elle voulait le métier qu’elle voulait, la psychanalyse. Elle a trouvé dans le milieu étudiant une nouvelle liberté sexuelle et bénéficié plus tard de la contraception pour limiter ses maternités.
HENRI-MENASSÉ C., Analyse de la pratique en institution - Scène, jeux, enjeux, Ramonville Saint-Agne, Transition - collection dirigée par Jean Claude Rouchy, Érès, 2009
L'analyse de la pratique, née à la suite des travaux de Michael Balint, appartient à la mouvance des dispositifs de travail analytique en groupe. Destinée à l'élaboration de la rencontre professionnelle des praticiens du champ sanitaire et social avec les usagers, elle est devenue la seconde activité des psychologues en termes de temps et représente souvent pour eux, le lieu d'une première inscription dans le monde du travail.
DIMON M.-L., Psychanalyse et politique - Sujet et citoyen : incompatibilités ?, H.-P. Bass, F. Chaumon, E. Diet, M.-L. Dimon, B. Doray, O. Douville, C. Gioja Brunerie, L. Moreau de Bellaing, J. Peuch-Lestrade et M. Plon. Psychanalyse et civilisations, L'Harmattan, 2009
Comment être sujet de son action, de sa parole, de son histoire quand la notion de sujet en psychanalyse fait débat ? Est-il possible d'associer psychanalyse et politique quand l'objet politique est par essence indéterminé ? La psychanalyse et la démocratie ont-elles parties liées dans le devenir d'un sujet en processus d'autonomisation assujetti à de fines articulations avec le sociopolitique ? Le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie explore les dimensions psychanalytique et politique situées au coeur même de la condition humaine, de sa pulsionnalité et de ses expériences de liberté inhérentes aux mouvements de ruptures avec le passé. Les auteurs poursuivent ici la nécessité de penser le vivre- ensemble et d'envisager la mise en perspective de la dialectique sujet et citoyen, créateurs d'histoire et d'une paradoxale compatibilité.
KAËS R. et LAURENT P., Le processus thérapeutique dans les groupes, Jean-Bernard CHAPELIER, Hervé CHAPELLIÈRE, Anne DUPREY, Anelise FREDENRICH, Bernard GOLSE, Jean-Jacques GRAPPIN, Blandine GUETTIER, Claudine LAUNAY, Claudio NERI, Pierre PRIVAT, Didier ROFFAT, Ramonville Saint-Agne, Groupes thérapeutiques, Érès, 2009
La multiplicité des dispositifs groupaux proposés dans les institutions de soin, tant pour les patients adultes, les adolescents ou les enfants que pour les professionnels, nous engage à nous pencher sur ce qui fonde le pouvoir thérapeutique de ces groupes. Que provoque l’expérience groupale chez tout sujet qui y prend part ? Comment cette expérience lui permet-elle une élaboration psychique ? Quels sont les processus qui sous-tendent les effets thérapeutiques observés ? ??Les auteurs s’attachent ici à décrire les formes que prend la réalité psychique inconsciente dans l’espace groupal et les conditions nécessaires pour qu’une élaboration puisse en être faite. Certains conçoivent le groupe comme une enveloppe dont la fonction contenante se construit et s’étaye directement sur celle du thérapeute. D’autres se centrent sur les processus groupaux et tentent d’avancer vers une métapsychologie du groupe. Tous sont à l’écoute des effets de l’inconscient, de ses manifestations dans cet espace qu’est le groupe, propice à l’accueil des projections singulières qui se mêlent en des scénarios fantasmatiques partagés. ???René Kaës est psychanalyste, professeur émérite de psychologie et psychopathologie cliniques, université Lumière, Lyon 2. ? ?Pierrette Laurent est psychiatre, psychanalyste, centre de guidance infantile, Caen ? ??Avec la participation de : Jean-Bernard Chapelier, Hervé Chapellière, Anne Duprey, Anelise Fredenrich, Bernard Golse, Jean-Jacques Grappin, Blandine Guettier, Claudine Launay, Claudio Neri, Pierre Privat, Didier Roffat ?
MIJOLLA-MELLOR S. de, Le choix de la sublimation, Paris, Le fil rouge, PUF, 2009
Née de l'insatisfaction imposée par une civilisation qu'elle a elle-même contribué à générer, la sublimation est au centre de la réflexion sur la modernité dans sa dimension culturelle, éthique et politique.
KAËS R., Les alliances inconscientes, Paris, Collection Psychismes, Dunod, 2009
Les alliances inconscientes sont l'une des principales formations de la réalité psychique. Elles ont une double face.??
ALTOUNIAN J.et V., Mémoires du génocide arménien - Héritage traumatique et travail analytique, Krikor Bélédian, Jean-François Chiantaretto, Manuela Fraire, Yolanda Gambel, René Kaës, Régine Waintrater , Paris, PUF, 2009
Cet ouvrage à plusieurs voix porte sur la question de la transmission d’un héritage traumatique et de son mode d’élaboration au cours du travail analytique. Il a la particularité de comporter, en fac simile, le manuscrit original du témoignage autour duquel il s’origine et s’organise : le Journal de déportation de Vahram Altounian, traduit par Krikor Beledian, reçu et commenté par sa fille Janine Altounian, essayiste et traductrice.
HERLEM P., Transports de sens - Écrits sur Raymond Queneau, Clamecy, Éditions Calliopées, 2009
ROGER G., Itinéraires psychanalytiques, Paris, Études psychanalytiques, L'Harmattan, 2008
Je souhaite faire partager au lecteur l’enthousiasme que j’éprouve depuis tant d’années pour ce qui demeure, à mes yeux, une aventure humaine incomparable et, indirectement une thérapeutique sans égale. J’utilise le terme indirectement car, dans le cas les plus favorables, le patient découvrira que les portes qu’il s’interdisait de franchir étaient déjà ouvertes.
MENECHAL, J., Psychanalyse et politique - Le complexe de Thésée, Préface de René KAËS, Toulouse, Etudes, recherches, actions en santé mentale en Europe, Erès, 2008
Si la psychanalyse est farouchement privée, la politique est résolument publique. Pour l’une qui s’épuise à assourdir, derrière les portes capitonnées du transfert, les constructions de vérité qu’elle élabore, l’autre semble se perdre dans l’écho sans fin de ses clameurs, au point de dépersonnaliser le message qu’elle est supposée porter. Le présent essai se donne pour objectif d’explorer l’interaction de ces deux champs afin d’approfondir la nature du lien analytique, dès lors qu’il est confronté au politique. Entre l’ambition nécessairement infructueuse de la psychanalyse d’offrir au sujet sa totale autonomie, et le fantasme d’un monde où la psychanalyse permettrait au social d’optimiser son fonctionnement, il s’efforce de mieux comprendre la place actuelle de cette discipline et son articulation méconnue, sinon déniée, avec l’espace du politique. Au centre de cette relation se situe la démocratie et le mythe de son fondateur Thésée, dont l’analyse permet de saisir ce déplacement vers le politique : comment à travers les rencontres successives et la maturation du sujet, des voies de la perversion à celles de la sublimation, s’élabore peu à peu une structure basée sur l’alliance et une fraternité dépassant le cadre familial. Ce parcours singulier fonde le complexe de Thésée. Jean Ménéchal (1950-2001), psychanalyste et universitaire, a l’expérience d’une fécondité réciproque des sciences humaines à la fois de par sa formation (HEC, mais aussi Droit public, Sciences des organisations, Etudes politiques, Histoire à l’EHESS, et enfin Psychologie clinique et pathologique) et sa pratique professionnelle (haut fonctionnaire au ministère de l’Equipement puis à celui des Affaires étrangères et de la Coopération avant d’être nommé maître de conférences à l’Institut de psychologie de l’université Lumière-Lyon 2). Cette vaste culture lui a permis d’articuler dans cet ouvrage plusieurs champs dont il respecte la méthode : la psychanalyse et son approche clinique des mécanismes inconscients, l’histoire et la science politique.
PERRIER F., La Chaussée d'Antin 1 et 2 - Oeuvre psychanalytique- Tome I, Paris, Bibliothèque Idée, Edition revue et corrigée Albin Michel, 2008

PERRIER F., La Chaussée d'Antin - Oeuvre psychanalytique - Tome II, Paris, Bibliothèque Idée, Edition revue et corrigée Albin Michel, 2008
Psychiatre et psychanalyste, François Perrier (1922-1990) participe aux côtés de Lacan à la création de l'Ecole freudienne en 1964 avant de fonder le Quatrième Groupe en 1969, dont il démissionne douze ans plus tard. Les textes rassemblés ici, sur la formation et l'éthique du psychanalyste, l'hystérie, la psychose et la perversion, illustrent sa volonté de n'être ni un " logicien ", ni " un archéologue du savoir ". Il faut en effet " oser ne pas savoir ce qu'on cherche " et questionner sa propre exigence de vérité, ainsi qu'il l'exprime dans Thanatol : " En analyse, il s'agit toujours de chercher à découvrir et de découvrir à chercher. Qu'importe le savoir ! "
Table des matières :
Préface de GRANOFF W. François Perrier : le praticien, Sur la psychanalyse didactique, Sur l'effet didactique, Voyage à Rome, Sur l'échec de la S.F.P., Le psychanalyste exposé à la clinique, Adresse aux analystes de l'École, Savoir freudien et praxis analytique, Ruer des quatre "ver" ou les fonctions de méconnaissance du sujet, Et Adam connut Eve ; savoir et connaissance en psychanalyse, La psychanalyse : femme ou in-fâme ; pour une éthique du pouvoir et de la séduction, Sur Charles Fourier, L'interprétation - la Deutung, L'éthique du psychanalyste, Sur la clinique le transfert et le temps, Structure hystérique et dialogue analytique, Musique déjouée ? La cause narcissique, Psychanalyse de l'hypocondriaque, Le problème du narcissisme est d'abord et avant tout celui de l'amour, Phobies et hystérie d'angoisse, Le Mont Saint-Michel ; naissance d'une perversion, Une clinique psychanalytique de la perversion, Le réel fait signe au pervers, Hallucinations, Paranoïa, Fondements théoriques d'une psychothérapie de la schizophrénie, A propos de la psychothérapie des schizophrènes, Le schizophrène, La psychanalyse entre le psychotique et son thérapeute, Thanatol I - ou des amours, des morts et des corps de qui l'on n'est pas, Thanatol II - De l'alcool et de la psychanalyse, Thanatol III - un déni de soi donné à soi-même, Correspondance Perrier-Lacan, LECLAIRE S. : Demeures de l'ailleurs
KAËS R., Le complexe fraternel , Paris, Psychismes, Dunod, 2008
Le complexe fraternel est un véritable complexe. Il n'est pas un simple déplacement ou évitement du complexe d'Œdipe. Il consiste en une structure, une dynamique et une économie spécifiques analysées dans ce livre selon trois niveaux. Le complexe fraternel est d'abord décrit au niveau intrapsychique à partir de l'analyse clinique de deux cures. Cette analyse met en évidence le rapport de l'imago de la mère archaïque à l'objet partiel frère ou sœur, les figures du double, l'homosexualité narcissique, la bisexualité psychique. Le complexe fraternel est ensuite analysé dans ses effets organisateurs des liens intersubjectifs entre frères et sœurs, dans leurs rapports d'amour et de haine, de jalousie, de rivalité et d'envie. Une attention est portée au choix d'objet amoureux et à l'écart qui sépare les fantasmes incestueux - universels - des réalisations de l'inceste adelphique, aux alliances inconscientes que nouent les frères et sœurs, à l'impact de la mort d'un frère ou d'une sœur sur leurs liens, à la transformation de ceux-ci à la mort des parents. Le groupe fraternel - la fratrie - forme un ensemble intersubjectif dans lequel se développe une réalité psychique qui lui est propre au sein de la famille. Le complexe fraternel est aussi un des organisateurs majeurs des groupes, et René Kaës montre comment ses effets se prolongent dans les institutions et dans l'ensemble social. Les mythes fondateurs de la psychanalyse, d'Œdipe à Narcisse, les récits de la Bible et du Coran, la mythologie et les contes, mais aussi de nombreuses références à la littérature et au cinéma, forment un contrepoint passionnant à ces analyses cliniques qui renouvellent en profondeur un thème universel.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Croire à l'épreuve du doute, Paris, Éditions de l'Atelier, 2008

Croire consiste-t-il à affirmer des certitudes ? En ce temps de résurgence des fondamentalismes, la croyance religieuse peut-elle se laisser travailler par le doute ? Ne risque-t-il pas alors de faire disparaître toute possibilité de confiance ? En mettant la foi à l'épreuve du doute, Sophie de Mijolla-Mellor se livre à une lecture psychanalytique stimulante de l'acte de croire. Loin de la répétition stérile des convictions, par-delà le savoir, " la confiance est toujours au bord du gouffre, dit-elle, et c'est précisément ce qui la rend rare et précieuse"
D'où vient le doute ? Le doute, souffrance ou plaisir ? La confiance, L'évitement dogmatique du doute, La jouissance de l'illumination, Entre doute et certitude : l'abstinence de l'âme.
KAËS R., L'institution en héritage - Mythes de fondation, transmissions, transformations, Sous la direction de, Paris, Inconscient et culture, Dunod, 2008
Crise, conflits, impasse élaborative des sujets et des groupes dans l'institution, répétition de pratiques inquestionnables, manque de cohérence théorico-clinique : en mobilisant les dimensions traumatiques groupales récentes et anciennes, notamment lors du départ ou de la mort d'une figure fondatrice, le dispositif choisi et l'écoute analytique diachronique ouvrent sur les représentations et les affects - jusqu'à la passion - investis par chaque sujet dans la fantasmatique groupale et la mythique de l'institution. Le roman de sa fondation, le destin de ses idéaux, la ritualité de ses fonctions, les alliances inconscientes et notamment celles qui relèvent de l'économie narcissique sont mis en travail, et ce que chacun fait, avec les autres, de l'héritage, est alors questionné. O. Nicolle, R. Kaës, A. -M. Blanchard, M. Claquin, A. Missenard, M. Pichon et J. Villier - membres du Ceffrap - interrogent ici avec F. Giust-Desprairies, L. Michel et J. -P. Pinel la problématique de la transmission et de la transformation dans les institutions. Référées diversement à la psychanalyse, leurs écoutes se rencontrent souvent par-delà les contrepoints qui nourrissent la réflexion. Tous proposent en effet une exploration de la demande, des voies d'intervention et d'élaboration qui privilégient les processus de symbolisation s'opérant par la mise en mots d'une histoire partagée, dans laquelle les sujets peuvent maintenant prendre place. L'institution en héritage forme ainsi le troisième volet de deux ouvrages parus dans la même collection : L'institution et les institutions et Souffrance et psychopathologie des liens institutionnels.
BARREAU J-J., Freud et la métaphore ferroviaire - Nous pratiquerions ensemble l'art de voyager, Paris, Editions In Press, 2007
Le train occupe une place singulière dans la vie de Freud. Place à part, car son œuvre s'est élaborée avec les débuts de l'ère industrielle et l'avènement du chemin de fer. D'emblée, cette machine qui vous emporte, modifiant la perception de l'espace et du temps, le fascinera jusqu'à l'angoisse. C'est au cours de son voyage en train en Italie, en 1897, que Freud repensera les fondements de la théorie psychanalytique. Voyage au cœur de l'art qui va le conduire au cœur de l'inconscient. Il utilisera le train pour présenter la méthode et le dispositif analytiques, comparant la cure analytique au voyage en train, l'espace analytique au compartiment, l'association libre au paysage qui se déroule et se transforme à sa fenêtre : la " métaphore ferroviaire ", si féconde dans l'œuvre de Freud, est née. L'art et le train constituent, l'un comme l'autre, le véhicule et la voie du transport vers l'inconscient. En fin de compte, cet art de voyager, qui tient lieu d'art de psychanalyser, Freud le pratiquera jusqu'à sa mort, installé avec ses patients comme dans un compartiment de chemin de fer, écoutant décrire le paysage qui défile à la fenêtre. Un livre puissant, dense, lumineux, une invitation au voyage qui nous conduit aux prémices de la psychanalyse et qui nous fait découvrir Freud tel que nous ne l'avons jamais vu.
ZALTZMAN N., L'Esprit du mal, Paris, penser/rêver, Éditions de l'Olivier, 2007

→ Compte rendu par Françoise Francioli dans le Bulletin d'information du Quatrième Groupe n° 45, pages 62-66 du débat organisé à Paris par le Quatrième Groupe le samedi 15 mars 2008 avec la participation de Lina Balestrière, Robert C. Colin, Janine Filloux, Ghyslain Lévy, Christiane Rousseaux-Mosettig, Evelyne Tysebaert et Monette Vacquin.
MOREAU RICAUD M., Michael Balint - Le renouveau de l'Ecole de Budapest, 1ère édition en 2000 , Ramonville Sainte Agne, Analyse Laïque, Érès, 2007

COLOMBO E., La volonté du peuple - Démocratie et anarchie, Paris, Édittions Libertaires, 2007

Les articles qui constituent les différents chapitres de ce livre ont été écrits avec l'intention d'opposer la force des idées, critiques, hétérodoxes, révolutionnaires, au conformisme dominant. Avec l'espoir de contribuer à élargir la fissure, la brèche, ouverte par le mouvement ouvrier révolutionnaire au cœur de la démocratie libérale bourgeoise. Tâche démesurée pour un homme seul, mais les révolutionnaires ont des compagnons, et les compagnons forment les mouvements sociaux qui, parfois, inversent le sens de l'histoire.
MIJOLLA-MELLOR S. de, La paranoïa, Paris, Que Sais-Je?, PUF, 2007
KAËS R., Un singulier pluriel - La psychanalyse à l'épreuve du groupe, Paris, Psychismes, Dunod, 2007
Comment le sujet singulier, auquel nous avons affaire sur le divan, est aussi un sujet " pluriel " dont l'inconscient est tenu et façonné dans les liens intersubjectifs, dans les alliances inconscientes, dans les espaces psychiques partagés avec d'autres ? C'est à cette question que s'efforce de répondre l'approche psychanalytique des groupes détaillée dans ce livre. L'expérience très spécifique acquise par les psychanalystes qui ont travaillé dans le cadre d'un groupe est-elle en mesure d'apprendre aux psychanalystes qui travaillent seulement avec la méthode du divan quelque chose sur ces processus et transformations ? Ces données nouvelles conduisent-elles à revisiter nos conceptions de l'Inconscient, du sujet, de son désir et de ses troubles ? Eclairent-elles le fonctionnement des groupes dans les institutions, et particulièrement le mode d'existence groupal des psychanalystes ? Voilà tout l'objet du nouveau livre de René Kaès qui propose une passionnante étude clinique de la réalité psychique qui se construit dans les groupes.
BAZALGETTE G., La tentation du biologique et la psychanalyse - Le cerveau et l'appareil à penser, Ramonville Sainte Agne, Des travaux et des jours, Éres, 2006
Que veut dire " percevoir " ? Ou, encore, " représenter " ? Quelle est la situation du " traumatisme " pour le sujet humain qui en est affecté ? Ces questions, suscitées par l'énigme, la souffrance ou le symptôme du sujet, sont aujourd'hui saisies sur deux versants principaux, celui des neurosciences et celui de la psychanalyse. Et l'on se plairait à imaginer que cette double appréhension de phénomènes partiellement superposables se produise de façon non conflictuelle. Chacun sait que ce n'est pas le cas, et que pour une partie au moins des neurosciences et nommément de la psychiatrie neurocognitiviste radicale, il s'agirait tout simplement d'invalider la psychanalyse ou de la renvoyer au domaine des " philosophies de la vie " pour cause de non-scientificité. Ces mises en cause ne sont pas nouvelles, mais leur violence et la forte médiatisation dont elles font l'objet nécessitent plus que jamais des réponses précises et argumentées. Au-delà des polémiques stériles, cet essai montre pourquoi et comment la psychanalyse est venue, dès son origine, proposer une appréhension scientifique du fait mental. La mise en évidence par Freud d'un " appareil psychique ", d'un " appareil psychosexuel " est à la base de la forme de scientificité qui en résulte. L'auteur propose ici une relecture de la genèse et de la structure de cet appareil qui le conduit à formuler des hypothèses nouvelles sur les concepts de perception, de représentation, de pulsion, de traumatisme, mais aussi à envisager les modalités spécifiques d'évaluation de la psychanalyse.
CHARTIER J-P., Introduction à la technique psychanalytique - Avec les apports de: Freud, Ferenczi, Rank, Glover, Lacan, Racker ... - Préface de Wildocher D., Paris, Petite bibliothèque de psychanalyse, Payot, 2006
Dans les années 1920, Sandor Ferenczi et Otto Rank notaient qu'il existait un nombre considérable d'articles et de livres portant sur la théorie psychanalytique, mais que les textes consacrés à la technique étaient rares. La situation, aujourd'hui, n'a guère évolué et les débats actuels autour de la question de la guérison ont cruellement mis en lumière ce manque. Voici pour la première fois résumés et commentés les écrits techniques les plus importants des psychanalystes. Au programme : les articles techniques de Freud lui-même, bien sûr, mais aussi l'approche de Rank et Ferenczi, les contributions d'Edward Glover en Angleterre, Jacques Lacan en France, Heinrich Racker en Argentine, Ralph Greenson aux Etats-Unis, et, pour finir, les nouveaux champs d'application et l'évolution de la pratique psychanalytique.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Un divan pour Agatha Christie, Le Bouscat, Le monde Psy, L’Esprit du Temps, 2006
Freud à la fin de sa vie lisait beaucoup de romans policiers notamment ceux d'Agatha Christie. Paula Fichtl, sa fidèle gouvernante, se souvient : " En matière de romans policiers, Freud choisit surtout des auteurs anglais, comme G.K. Chesterton, Agatha Christie et Dorothy Sayers. Monsieur le professeur savait presque toujours qui était le meurtrier, mais s'il s'agissait tout de même de quelqu'un d'autre, cela l'irritait ". Dans La Psychanalyse en matière judiciaire, Freud évoque les similitudes entre le travail du psychanalyste et celui du détective. A la lumière de la biographie d'Agatha Christie, Sophie de Mijolla-Mellor part à la recherche de cette vérité cachée dans ses romans et, parce qu'un meurtre, chez Agatha Christie, est toujours familier, voire familial, elle nous entraîne dans son univers fantasmatique. Comme dans les romans dont elle parle, Sophie de Mijolla-Mellor éveille chez le lecteur cette pulsion d'investigation qui fonde en chacun de nous le plaisir de lecture grâce au processus sublimatoire. L'auteur met ainsi en regard les fantasmes infantiles de la jeune Agatha Miller et les histoires que lui racontait sa mère avec les séquences de ses romans. Le meurtre pour Agatha Christie est donc ordinaire, les meurtriers sont " banals " et parfois sympathiques. Tout le monde peut être un assassin puisqu'elle met en scène des criminels qui nous sont familiers. Une lecture passionnante de l'œuvre d'Agatha Christie sur le divan de la psychanalyste.
JAITIN R., Clinique de l'inceste fraternel - Préface de R. KAËS, Paris, Psychothérapies, Dunod, 2006
Le lien fraternel a une potentialité incestueuse parce que le corps fraternel est objet de séduction et d'exploration et que le fantasme d'inceste, universellement inscrit dans notre imaginaire social, a une fonction défensive et parfois même stimulante. Mais l'inceste " agi " détruit le lien. Dans cet ouvrage, l'auteur, thérapeute familiale psychanalytique, part de l'étude du lien fraternel pour décrire la genèse de l'inceste fraternel et les diverses formes qu'il recouvre dans les familles adoptantes ou reconstituées, dans les familles avec enfants psychotiques ou handicapés physiques, ou encore au sein des fratries séparées de leur famille. L'indifférenciation entre les générations, les défaillances de l'enveloppe familiale et la non reconnaissance du frère comme autre marquent les conditions d'accès à l'inceste fraternel. Les différentes configurations de l'inceste fraternel sont liées au roman familial et à l'inscription de la fratrie dans sa filiation transgénérationnelle. L'auteur rend compte de son expérience riche et variée à travers de nombreux cas cliniques. Elle envisage l'inceste dans son acception la plus large : il peut, en effet, s'accomplir directement entre frère et sœur, mais aussi se réaliser indirectement avec des pairs qui prennent symboliquement cette fonction. L'ensemble constitue un apport original à la compréhension des vicissitudes du lien fraternel et sera une aide précieuse pour tous les praticiens souvent confrontés aux cas d'inceste. Biographie de l'auteur Rosa Jaitin d'origine argentine, docteur en psychologie clinique, est psychanalyste de groupe et de famille. Elle a été professeur à Buenos Aires et est actuellement associée à l'université Paris V. Elle est également secrétaire des affaires internationales de la Société française de thérapie familiale psychanalytique et directrice scientifique d'Apsylien (Association de la psychanalyse du lien).
MIJOLLA-MELLOR S. de, L'enfant lecteur - De la Comtesse de Ségur à Harry Potter, les raisons du succès, Paris, Essais, Bayard Centurion, 2006
Le succès d'Harry Potter aura eu raison de ces enquêtes pessimistes sur le rapport à la lecture de nos enfants, soi-disant plus fascinés par l'image omniprésente que par les mots. Quand ils aiment les livres, nos enfants les dévorent. Et, contrairement à la surprise qui accompagne à chaque fois ces succès de librairie, ce phénomène n'a rien de nouveau. D'où vient une telle séduction ? Comment ces livres touchent-ils nos enfants au point de déclencher en eux une véritable passion, celle de la lecture ? Sophie de Mijolla-Mellor a choisi des œuvres aussi éloignées par leur forme que par leur époque. De la Comtesse de Ségur à Harry Potter en passant par la série " Chair de poule ", elle se propose, non pas d'expliquer la réussite commerciale de ces ouvrages, mais de cerner, à travers eux, ce qui permet aux enfants de découvrir un goût de lire qui ne les quittera plus. C'est l'aventure de ces enfants qui commencent tout juste à lire seuls qu'elle nous fait partager, les fantasmes et les croyances, les angoisses et les désirs que la lecture active en eux, l'ouverture et la liberté qu'elle leur offre. Il s'agit en somme de comprendre comment naît le plaisir de lire. Biographie de l'auteur Sophie de Mijolla-Mellor est psychanalyste, agrégée de philosophie et docteur ès lettres. Elle est professeur à l'université Paris VII -Denis-Diderot.
LÉVY G., Europe N° 923, Mars 2006 : Franz Kafka - De F à F, en codirection avec RÉTIF F., BANCAUD F. et GODEAU F.Revue Europe, 2006
" Un livre doit être la hache gui fend la mer gelée en nous ", écrivait Kafka en 1904, indiquant par là l'une des exigences qu'il assignait à son œuvre. Cette phrase est plus que jamais d'actualité en ces temps d'hypertrophie de " l'industrie culturelle ", qui bouche, occulte et exploite la vacuité de notre monde en oubliant ce que Kafka se plaisait à enseigner à son jeune ami Janouch : " La littérature s'efforce de placer les choses dans une lumière agréable ; le poète est contraint de les élever dans le royaume de la vérité, de la pureté et de la durée. " L'œuvre de Kafka ressemble à ce pont dont il parle dans l'un de ses récits : elle est tendue au-dessus d'un abîme, du vide sidéral, de la béance qui s'ouvre entre littérature et vie, langage et réalité, culture et nature, transcendance et immanence, solitude et communauté, vie et mort. Tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, ni d'un côté ni de l'autre, Kafka chiffre et déchiffre à chaque page sa tentative de vivre et d'écrire, de vivre ou d'écrire dans l'entre (et l'antre) de ses deux rives. Le désir, la difficulté, l'impossibilité de les relier est le ferment et le sujet de son œuvre. C'est peut-être pour cela qu'il hante notre temps, parce qu'il ne cesse de questionner et de remettre en question l'évidence de notre rapport à l'art, c'est-à-dire du rapport de la culture à la vie, au sacrifice, à la mort.
MIJOLLA-MELLOR S. de, L'indifférence, une fuite ?, en codirection avec Houziaux A., Vallet O. et Vergely B., Paris, Questions de vie, Éditions de l'atelier, 2006
L'indifférence, une fuite ? Est-elle une façon d'éviter la rencontre de l'autre, une forme de cynisme où personne ne compte à part soi ? Est-elle au contraire un détachement à l'égard des sollicitations du monde qui permet d'aimer vraiment ? Odon Vallet rappelle que, contrairement à ce que l'on pense, les religions orientales ne prônent pas l'indifférence, mais plutôt le détachement et la sérénité. Pour Alain Houziaux, l'indifférence, qui n'est pas ignorance de l'autre, peut permettre de se libérer de la volonté de puissance. Bertrand Vergely précise, quant à lui, que pour n'être indifférent à rien, on manifeste parfois une sensibilité à tout qui peut mener à l'indifférenciation : on confond alors désir et amour - voire culpabilité et innocence. L'indifférence ne se confond pas avec la sérénité, avance Sophie Mijolla-Mellor. Il est vain de penser un monde sans angoisse et sans espoir. En revanche, éprouver la jouissance d'un retour au calme après la tempête a du sens.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Barbarie, cruauté et sadisme, en codirection avec GUIRLINGER L. et LEFORT C. et POLY J-P., Paris, Cécile Defaut, 2005
La barbarie n'appartient pas à un passé révolu. L'histoire contemporaine nous en a tragiquement convaincus infligeant un cruel démenti aux illusions progressistes des Lumières. Les manifestations récurrentes de barbarie interdisent de n'y voir que des survivances d'une férocité primitive. La barbarie serait-elle une menace permanente, universelle, inhérente aux contradictions internes de la condition humaine ? Dans cette hypothèse l'alternative, Civilisation ou Barbarie, ne serait plus pertinente. Toute culture, tout être humain pourraient sécréter une barbarie d'autant plus dévastatrice qu'ils disposeraient de plus de puissance ! Plus énigmatique que la violence, a laquelle ou peut trouver du sens, scandaleusement insensée et révoltante par sa cruauté sadique, la barbarie nous lance un défi d'autant plus difficile à relever qu'en elle c'est nous même qui sommes à la fois défiés et défiants.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Dictionnaire international de la psychanalyse - 2 volumes, sous la direction de Mijolla A. de, avec collaboration de Golse B., Perron R. et de ..., (première édition chez Calman-Lévy en 2002) , Paris, Grand Pluriel, deuxième édition, revue et corrigée, Hachette, 2005
acte (passage à l'acte)-acte manqué-acting-out/actingin-actuelles sur la guerre et la mort(S.Freud, 1915b)-aliénation-amitié-analyse quatrième (Ivème Groupe O.P.L.F-archéologique (métaphore)-Aulagnier-Spairani Piera (1923-1990)-Autobiographie-autohistorisation-besoin de causalité-caractère (et formation du caractère)-cas (récit de cas)-certitude-civilisation (Kultur)-clivage-clivage du Moi- coexcitation libidinale (voies d'influence réciproque)-concept inconscient-conduites suicidaires-construction de l'espace analytique(S.Viderman)-Constructions-reconstructions-création artistique et littéraire-créativité-curiosité infantile - déjà-vu - deuil et mélancolie (Freud S., 1916-17g [1915]) - Don Juan et le double (O. Rank) - double (le) - doute - Einfall - ennui - éphémère - étrangeté (sentiment d’) - fantasmes originaires - Freud présenté par lui-même (Freud S., 1925d [1924]) - Idéal du Moi - idéalisation - Infans (Klein, Lacan, Aulagnier) - intellectualisation - interactions de la psychanalyse et psychanalyse appliquée - Introduction à la psychanalyse (Freud S., 1916-17a) - Je (Lacan, Aulagnier) - jugement de condamnation - l’auto-analyse de Freud et la découverte de la psychanalyse (Anzieu D.) - l’inconscient (Freud S., 1915e) - l’inquiétante étrangeté (Dans Unheimliche, Freud S., 1919h) - La violence de l’interprétation. Du pictogramme à l’énoncé (Aulagnier P.) - lapsus - le clivage du Moi dans les processus de défense (Freud S., 1940e [1938]) - le créateur littéraire et la fantaisie (Freud S., 1908e) - le refoulement (Die Verdrängung, Freud S., 1915d) - les explications sexuelles données aux enfants (Freud S., 1907c) - logique - Moi idéal - mort (représentation de la) - mot d’esprit - non-sens - objet-zone complémentaire (Aulagnier P.) - orgasme - originaire (l’) - passion - pensée - pensée animique - pensée magique - pictogramme (Aulagnier P.) - plaisir de pensée (Mijolla-Mellor S; de) - potentialité psychotique - primitif - projet identificatoire (Aulagnier P.) - Quatrième Groupe O.P.L.F. - recherche (pulsion de) - recherche en psychanalyse - rencontre (Aulagnier P.) - représentation idéique (Aulagnier P.) - roman familial - scène originaire, scène primitive - sens - Souvenir d’enfance de Léonard de Vinci (Un) (Ein Kindheitserinnerung de) - sublimation - suicide - Sur les théories sexuelles infantiles (Freud S., 1908c) - télépathie, occultisme - temporalité psychique - temps - théories sexuelles - Topique (revue) - toute-puisance - toute-puissance de la pensée - vérité - vérité historique - Weltanschauung (conception de l’univers) - zone érogène Ajoutés pour la seconde édition (2) : Sur la psychogenèse d’un cas d’homosexualité féminine (Freud, 1920)-Pierre Fédida
VALABREGA J-P., Les chronopathies - maladies du temps, Paris, Psychismes, Dunod, 2005
Les chronopathies désignent toutes les formes -- bénignes, aigues, et chroniques -- de pathologies en rapport de causalité directe ou sous-jacente avec le facteur temporel. On peut affirmer qu'aucune pathologie, ni aucune normalité non plus, n'y échappent complètement. Les chronopathies-- néologisme de formation simple -- méritent donc, de plein droit, d'entrer dans la nosographie et la nosologie, au même titre que la chronobiologie est maintenant incluse dans la science du vivant. Au cours de cet ouvrage, l'auteur aborde notamment : Le domaine très complexe psychosomatique et somatopsychique qui conduit à une théorie de la conversion généralisée, c'est-à-dire à situer en deçà de l'hystérie proprement dite, mais non sans rapport avec elle. La question d'une nouvelle théorie des pulsions, regroupant les deux conceptions successives de Freud, par l'introduction de la pulsion de régression. Le Temps-- Chronos est partout et toujours élidé et oublié, même par Freud dans la théorie de l'Inconscient. En revanche, il ne l'élimine pas avec la notion de régression temporelle. La réintégration métapsychologique de la temporalité aboutit ainsi à d'importantes conséquences dans l'analyse de la phobie, de l'obsession, des troubles psychonévrotiques périodiques, dont le prototype est la manie -- mélancolie, ou psychose maniaco -- dépressive, de la paranoïa, bref dans le champ quasi entier de la psychopathologie, y compris celle de la « vie quotidienne ». Jean-Paul Valabrega est psychanalyste, membre fondateur du IVe Groupe
DROSSART F., Un voyage en Antarctique - de l’hospitalisme à la narrativité, Paris, Éd. du Panthéon, 2005

ALTOUNIAN J., L’intraduisible - Deuil, mémoire, transmission , Paris, Psychismes, Dunod, 2005
Deuil, mémoire, transmission L'ouvrage porte sur la douleur de l'empêchement à s'engager dans la tendresse que rencontre l'héritier d'une transmission traumatique chez son parent survivant. L'écriture constituera le truchement pour ressentir, en place de l'autre détruit, des affects excédant ses capacités psychiques. Elle vise à subjectiver une souffrance parentale encryptée dans le mutisme et tente de nommer les conséquences traumatiques des meurtres de masse sur les descendants de survivants. Dans un cheminement apparemment inversé, une tentative de réflexions contemporaines au sein des récits ancestraux sera menée pour dessiner les différentes étapes d'une psychisation de longue haleine. La survie relève alors d'une capacité d'invention proprement artisanale, c'est-à-dire d'un savoir faire « avec des restes », la vie ultérieure ne pouvant se construire qu'avec la réintroduction du tiers anéanti lors de la terreur. Le parcours analytique rapporté dans ce livre soutient l'hypothèse que, chez un héritier de survivants, le travail de la cure peut amener la scène du meurtre à s'ouvrir au tiers pour le dialogue ou le conflit, attribuant par là à ses deux enjeux définis par Freud - capacité de travailler, capacité d'aimer une pertinence radicale. Janine Altounian est traductrice et essayiste. Elle collabore aux traductions des œuvres complètes de Sigmund Freud aux Presses universitaires de France. Elle a publié notamment “Ouvrez-moi seulement les chemins d’Arménie”, un génocide aux déserts de l’inconscient (Belles Lettres, 1990) et La Survivance, traduire le trauma collectif (Dunod, 2000), deux ouvrages qui, avec celui-ci, constituent une trilogie.
CHIANTARETTO J-F., Le témoin interne, Paris, La psychanalyse prise au mot, Aubier, 2005
Où un être humain puise-t-il la force d'affronter ce qui peut le détruire dans sa personne, son identité ou sa culture ? Comment réussit-on à survivre à la solitude, la détresse, la menace de mort ? Journal, autobiographie ou témoignage, les œuvres d'Anne Frank, Amadou Hampâté Bâ, Claude Vigée et Primo Levi sont autant de lieux de survie : à la clandestinité pour Anne Frank ; à la disparition de sa culture d'origine, orale et nomade, pour le Peul Amadou Hampâté Bâ ; à l'extermination par les nazis de sa famille et de sa communauté, juive alsacienne, et à l'exil pour Claude Vigée ; au camp d'Auschwitz pour Primo Levi. Dans l'œuvre de chacun se dévoile une figure commune, un semblable en soi auquel le Je s'adresse, un " témoin interne ", qui leur permet de faire œuvre de résistance intérieure. Anne Frank s'invente une amie, Kitty, à laquelle elle se confie. Pour sauver le passé de l'effacement, Claude Vigée et Amadou Hampâté Bâ convoquent les récits familiaux, les voix de leurs proches. Et Primo Levi témoigne de l'importance du dialogue intérieur, d'une relation à soi quand les nazis tentent d'abolir toute relation à autrui, de détruire en chacun le sentiment d'appartenance à l'espèce humaine. Mais ces figures exemplaires vont bien au-delà d'elles-mêmes : elles montrent que le dialogue intérieur avec le " témoin interne " est un enjeu psychique fondamental pour chacun, car c'est lui qui nous donne le sentiment d'exister et d'appartenir à l'espèce humaine. C'est ce que démontre avec beaucoup de profondeur et de sensibilité Jean-François Chiantaretto, qui formalise ainsi un nouveau concept.
MIJOLLA-MELLOR S. de, La sublimation, Paris, Que sais-je ?, PUF, 2005
La sublimation est une notion fondamentale pour l’édifice théorique de la psychanalyse, du point de vue individuel et collectif. C’est elle qui permet de penser l’articulation entre la vie pulsionnelle et le domaine de la culture et de la civilisation. Avec la sublimation, le flux libidinal sexuel et agressif devient travail, lien social, tendresse, œuvre d’art ou plaisir de pensée. Cet ouvrage reconstitue la cohérence de la notion de sublimation à travers ses multiples occurrences sous la plume de Freud, en interroge la pertinence et en analyse toutes les dimensions. Il en propose aussi une approche non en termes de « désexualisation » mais d’« abstinence de l’âme » vis à vis des certitudes dogmatiques. Courte présentation de l'ouvrage par l'auteur : J’ai tenté de montrer dans ce livre le caractère insuffisant de la définition habituellement reçue de la sublimation qui la limite à une désexualisation du but et à une valorisation sociale de l’objet et de proposer une autre approche du processus sublimatoire . La notion de sublimation en psychanalyse occupe en effet une position paradoxale : jamais totalement définie par Freud, elle est cependant indispensable à l’édifice théorique tant du point de vue individuel que collectif. Sa place est aussi importante que celle du refoulement dont elle constitue soit l’issue positive à l’âge adulte par opposition à la névrose, soit dans l’enfance l’alternative précoce et créatrice. C’est à elle qu’on doit de pouvoir penser en psychanalyse la place et le sens des sentiments de tendresse et d’amitié, des liens sociaux, de l’activité professionnelle, des réalisations artistiques, littéraires, scientifiques, techniques, sportives, etc., et même, du plaisir qu’enfants et adultes prennent à affronter les énigmes et à tenter de les résoudre, le plaisir de pensée. Avec la sublimation, le Moi peut se proposer à l’amour du Surmoi en lui disant : « Regarde, tu peux m’aimer, je ressemble tellement à l’image idéale de toi- même que tu as perdue…. ». Mais la différence de taille, tient dans le fait que ce n’est pas lui mais ce qu’il fait, c’est à dire aussi bien ce qu’il cherche en alliance avec lui mais dont il n’est pas encore possesseur, que le Moi propose au Surmoi comme objet de substitution. Il affirme au Surmoi que ce qu’il n’a pas pour lui plaire, il ne l’a pas encore mais que, tout en renonçant à y prétendre sous une forme immédiate et illusoire, il saura mettre en œuvre toute espèce d’effort voire de renoncements pour… ne pas y renoncer ! L’abstinence sexuelle, qui n’a pas grand chose à voir avec la sublimation ni même avec les conditions qui la favoriserait, est en revanche une « abstinence de l’âme » qui sait préférer la quête de la vérité plutôt que la vérité toute trouvée.
CHARTIER J-P., Freudaines - Onze lettres retrouvées de Sigmund Freud, Paris, Dunod, 2005
En 1984, Ilse Grubrich-Simitis fit une découverte stupéfiante : elle exhuma par le plus grand des hasards un manuscrit oublié dans une malle perdue au fond du grenier de la dernière demeure que Freud occupa jusqu'à sa mort à Londres le 23 septembre 1939. Ce texte était en fait le douzième essai écrit par Freud en vue du livre sur la métapsychologie qu'il envisageait d'écrire en 1915. Or ce coffre égaré contenait aussi dans un double fond toute une série de lettres. Sont-elles bien de Freud ? Le doute subsiste... Mais, transformée ou non, la voix de Sigmund, outre-tombe, nous parle finalement encore et toujours de la psychanalyse et de ses problématiques actuelles...
CHIANTARETTO J-F., Autobiographie, journal intime et psychanalyse, sous la direction de ... et de CLANCIER A. et ROCHE A.psychanalyse, Économica, 2005
Les auteurs de cet ouvrage collectif ont tous participé à le Décade internationale de Cerisy-La-Salle, " Autobiographie, journal intime et psychanalyse ", qui avait marqué l'aboutissement d'un ensemble de recherches menées par le groupe " Littérature personnelle et psychanalyse ". Ce groupe fondé en 1992 par Jean-François Chiantaretto, est né d'un projet qui trouve là son plein déploiement : l'interrogation mutuelle de la psychanalyse et des différentes formes d'écriture de soi. Un nouveau champ apparaît ainsi, qui renouvelle la question des rapports de la psychanalyse et de la littérature, comme celle de la lecture et de l'interprétation de ces formes d'écriture. Le problème est posé du rôle joué par les écritures de soi dans l'émergence de la psychanalyse et de l'influence en retour de celle-ci sur celles-là. Plus largement, il s'agit de mettre à l'épreuve d'une approche globale des écritures de soi, au titre des différentes modalités d'expérience de soi dans l'écriture, lorsque celle-ci propose explicitement une autoreprésentation de l'auteur en personne. En deçà de l'opposition autobiographie/journal intime, l'ouvrage offre d'aborder chaque texte comme le lieu d'une tension plus ou moins conflictuelle entre deux positions psychiques, dans l'investissement de l'écriture de soi : attester une identité, témoigner une altération.
Livres Récents
LÉVY G., L'ivresse du pire, Paris, Campagne Première, 2010LÉVY G., L'ivresse du pire, Paris, Campagne Première, 2010
Les nouvelles formes du malaise contemporain dévoilent une perte globale du sens, en ces lieux où la jouissance du pire signe la force d'une pulsion de cruauté qui se déchaîne partout où il est possible d'exercer son pouvoir de négation de l'humain. L'ivresse du pire désigne cette surenchère sans frein à repousser toujours plus la limite, à gagner dans le progrès de l'horreur, en s'engageant dans la spirale de la destruction et de l'auto-destruction, à s'abolir tout en « zappant les autres ». À partir de la clinique actuelle et la haine du sujet dont celle-ci témoigne, il s'agit ici de rappeler en quoi l'ombre des catastrophes totalitaires du xxe siècle est tombée sur le moi individuel comme sur les conditions collectives faites aujourdhui à la vie psychique de l'ensemble humain. Dans un environnement dominé par la virtualisation de l'autre, quand il sagit de déformer la perception de la réalité pour la rendre encore supportable, demeure-t-il un reste indestructible de l'homme dans l'homme qui puisse résister à ce « rien de pire » ?268 pages.
PLATIER-ZEITOUN D., POLARD J. et AZOULAI J. , Vieillir… Des psychanalystes parlent - Un désir qui dure, ANZIEU A., BRUSSET B., CAHN R., CORDIE A., DADOUN R., DANON-BOILEAU H., DIATKINE D., DUMÉZIL C., DUPONT J., JEAMMET P., MAILLARD C., MIJOLLA A. de, MONTRELEY M., MOREAU RICAUD M., RABAIN-LEBOVICI M., STEIN C., THIS B. et WILDOCHER D.Psychanalyse, Érès, 2009PLATIER-ZEITOUN D., POLARD J. et AZOULAI J. , Vieillir… Des psychanalystes parlent - Un désir qui dure, ANZIEU A., BRUSSET B., CAHN R., CORDIE A., DADOUN R., DANON-BOILEAU H., DIATKINE D., DUMÉZIL C., DUPONT J., JEAMMET P., MAILLARD C., MIJOLLA A. de, MONTRELEY M., MOREAU RICAUD M., RABAIN-LEBOVICI M., STEIN C., THIS B. et WILDOCHER D.Psychanalyse, Érès, 2009
Est-ce la vie qui nous quitte ou nous qui la laissons ? Dans les derniers temps de l'existence, peut-être est-ce bien la seule question qui vaille, la seule option qui reste. A Londres, le 1er août 1939, dans un geste décisif d'adieu à la vie, Freud renonce à sa pratique analytique et cesse de recevoir des patients. Ayant accepté enfin des antalgiques puissants, il décèdera quelques semaines plus tard, à 83 ans. Lacan reçut également des analysants très tard, alors que les signes avant-coureurs d'une pathologie très lente étaient à l'œuvre depuis des années. Forts nombreux en fait sont les psychanalystes actifs longtemps qui aspirent à « entrer vivant jusque dans la mort », selon la saisissante expression de Winnicott. Comment ne pas être frappé par l'enracinement, la persistance et l'âpreté de ce désir à l'œuvre ?
Alors que le sujet du vieillissement est insuffisamment abordé dans les associations psychanalytiques, les auteurs sont allés à la rencontre de psychanalystes avançant en âge : comment, aussi fortement engagés professionnellement qu'ils le sont dans leur désir, font-ils avec cette expérience singulière ? En quoi celle-ci modifie-t-elle leur pratique ? Leur oreille d'analyste s'oriente-t-elle différemment ? L'âge génère-t-il des remaniements théoriques ? Qu'apporte l'analyse à des patients âgés ? Ces témoignages pris dans le vif d'une rencontre sont accompagnés de portraits photographiques.
Dominique Platier-Zeitoun, attachée de presse, jurée du Prix de l'Evolution psychiatrique, est l'auteur de Silences, paroles de psychanalystes (Erès, 2004).
José Polard, psychologue, psychanalyste, est membre d'Espace analytique où il anime le Cercle de la psychanalyse du sujet « âgé ».
Photographies de Jacky Azoulai
256 pages.
DROSSART F., AYOUN L. et AYOUN P., Les Traces de l'archaïque, BYDLOWSKI M., ROCHETTE J. et ROSENBLUM O. L'Ailleurs du corps, Érès à paraître le 19 novembre, 2009DROSSART F., AYOUN L. et AYOUN P., Les Traces de l'archaïque, BYDLOWSKI M., ROCHETTE J. et ROSENBLUM O. L'Ailleurs du corps, Érès à paraître le 19 novembre, 2009
Les traces de l’archaïque seraient comme ces cicatrices que l’on croyait disparues et qui réapparaissent au froid telles des engelures. Sont ici évoqués les paysages de la clinique qui disent ces traces psychiques ressurgissant, à partir d’une effraction corporelle ancienne, de l’inconscient maternel à la faveur de la transparence psychique et/ou de l’un de ces inexplicables hasards par lesquels « la réalité vient dupliquer le fantasme » (Lebovici) ; ou au moment où il serait question de mémoire, à l’imminence du décès quand c’est un certain oubli qui permet la transmission des héritages et l’accomplissement des deuils. Ces traces que le psychisme peine à contenir et qui s’expulsent au dehors s’inscrivant sur n’importe quel support : scarifs, graphes, tags, les actes, le corps, le soi-peau, les murs des autres : s’agirait-il d’un refoulement ? Les auteurs, tous psychanalystes et praticiens de ces différents champs, nous livrent sous l’égide de Monique Bydlowski, une réflexion riche et originale sur ces champs croisés de l’archaïque et de la trace que l’on retrouve dans la clinique du périnatal, du pubertaire ou dans celle des fins de vie. Laure Ayoun est psychothérapeute, psychanalyste, elle exerce à Bordeaux en institution de soins palliatifs et en privé. Patrick Ayoun est psychiatre, psychanalyste ; praticien hospitalier, il est responsable d’un service de psychiatrie de l’adolescent à l’hôpital Charles Perrens, Bordeaux. Francis Drossart est pédopsychiatre au CAMSP de Gonesse, psychanalyste.
200 pages.
CELERIER M-C., Après-coup, paroles de femme, paroles de psychanalyste, Sèvres, PLURIELS DE LA PSYCHE, Éditions EDK, 2009CELERIER M-C., Après-coup, paroles de femme, paroles de psychanalyste, Sèvres, PLURIELS DE LA PSYCHE, Éditions EDK, 2009
Claire est une femme de la génération de toutes les chances : trop jeune pour avoir souffert consciemment de la guerre, elle a grandi dans un monde apaisé ; elle a pu choisir ses études, la médecine, et exercer comme elle voulait le métier qu’elle voulait, la psychanalyse. Elle a trouvé dans le milieu étudiant une nouvelle liberté sexuelle et bénéficié plus tard de la contraception pour limiter ses maternités. Débarrassée du carcan des préceptes religieux, elle a cru que les valeurs qu’elle avait intériorisées se transposeraient dans un monde dont l’homme serait le centre, méritant qu’on se batte pour lui sans référence à Dieu. Mais le monde n’est pas devenu ce qu’elle avait espéré. Les femmes, particulièrement elles, n’ont pas transmis leurs acquis à la génération suivante : elles n’ont pas su user de leur indépendance matérielle fournie par l’accès au travail rémunéré, et de leur indépendance morale appuyée par la révolution de mai 68, pour influer sur le monde construit par les hommes
C’est en psychanalyste que Claire tente de comprendre ce qui s’est passé ; d’abord à travers elle-même et ses contradictions, puis les autres femmes, patientes, collègues, amies, femmes d’ici et d’ailleurs ; en se questionnant sur le monde enfin, régi par la même conflictualité, sans doute à notre époque plus narcissique que sexuelle. Après avoir cessé de recevoir des patientes elle s’est donné la liberté de parler de ce qu’elles ont eu à affronter et résoudre, en tant que représentant les problèmes de toutes les femmes. C’est une liberté de parole dont aucun patient actuel n’a à craindre le mésusage et dont, espère-t-elle, ceux qui s’y reconnaîtront comprendront la motivation : contribuer si peu que ce soit à inciter à changer le monde, à résister à une mondialisation déshumanisante de la pensée, et à permettre aux femmes d’y insuffler leurs valeurs. Même si l’on considère que ces valeurs ne sont que la résultante à un moment donné de l’histoire toujours en devenir des sociétés.
192 pages.
HENRI-MENASSÉ C., Analyse de la pratique en institution - Scène, jeux, enjeux, Ramonville Saint-Agne, Transition - collection dirigée par Jean Claude Rouchy, Érès, 2009HENRI-MENASSÉ C., Analyse de la pratique en institution - Scène, jeux, enjeux, Ramonville Saint-Agne, Transition - collection dirigée par Jean Claude Rouchy, Érès, 2009
L'analyse de la pratique, née à la suite des travaux de Michael Balint, appartient à la mouvance des dispositifs de travail analytique en groupe. Destinée à l'élaboration de la rencontre professionnelle des praticiens du champ sanitaire et social avec les usagers, elle est devenue la seconde activité des psychologues en termes de temps et représente souvent pour eux, le lieu d'une première inscription dans le monde du travail. Les professionnels - et plus largement aujourd'hui des acteurs d'origines diverses - engagés dans le champ social sont soumis à de violentes tensions liées à la complexité des scènes de la rencontre avec les usagers et au fonctionnement institutionnel. À travers ces groupes d'analyse de la pratique, ils cherchent à maintenir un investissement vivant des liens marqués par les figures inquiétantes du handicap, de la délinquance, de la folie, de la maladie, de la mort.
L'analyse de la pratique suppose de la part de l'intervenant un certain nombre d'actes - écouter, penser, parler - déterminant un mode de présence, grâce auquel le groupe va renouer avec un plaisir souvent perdu, celui de penser la complexité du monde relationnel. Pour cette pratique « tout terrain » parfois rendue confuse par la multiplicité des modèles en présence, l'auteur propose des pistes de réflexion à partir d'un ancrage psychanalytique et des outils précieux pour soutenir ce travail psychique groupal.
Catherine Henri-Ménassé est psychologue et psychanalyste à Valence. Elle exerce depuis vingt-cinq ans l'analyse de la pratique dans des structures diverses. Elle a participé à la création du DUAPR (diplôme universitaire d'analyse de la pratique) dépendant de l'université Lyon 2.
256 pages.
DIMON M.-L., Psychanalyse et politique - Sujet et citoyen : incompatibilités ?, H.-P. Bass, F. Chaumon, E. Diet, M.-L. Dimon, B. Doray, O. Douville, C. Gioja Brunerie, L. Moreau de Bellaing, J. Peuch-Lestrade et M. Plon. Psychanalyse et civilisations, L'Harmattan, 2009DIMON M.-L., Psychanalyse et politique - Sujet et citoyen : incompatibilités ?, H.-P. Bass, F. Chaumon, E. Diet, M.-L. Dimon, B. Doray, O. Douville, C. Gioja Brunerie, L. Moreau de Bellaing, J. Peuch-Lestrade et M. Plon. Psychanalyse et civilisations, L'Harmattan, 2009
Comment être sujet de son action, de sa parole, de son histoire quand la notion de sujet en psychanalyse fait débat ? Est-il possible d'associer psychanalyse et politique quand l'objet politique est par essence indéterminé ? La psychanalyse et la démocratie ont-elles parties liées dans le devenir d'un sujet en processus d'autonomisation assujetti à de fines articulations avec le sociopolitique ? Le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie explore les dimensions psychanalytique et politique situées au coeur même de la condition humaine, de sa pulsionnalité et de ses expériences de liberté inhérentes aux mouvements de ruptures avec le passé. Les auteurs poursuivent ici la nécessité de penser le vivre- ensemble et d'envisager la mise en perspective de la dialectique sujet et citoyen, créateurs d'histoire et d'une paradoxale compatibilité. Introduction Marie-Laure Dimon
SUJET ET CITOYEN: REGARDS CROISES Le sujet et la citoyenneté Louis Moreau de Bellaing D'un débat nécessaire parce que sans objet identifié Michel Plon A contre-courant de l'incompatibilité du sujet et du citoyen Jean Peuch-Lestrade
CITOYENNETE ET FOLIE Sujet et/ou citoyen ? Franck Chaumon La folie au risque des discours institutionnels Marie-Laure Dimon DROITS DE L'HOMME ET CLINIQUE DE LA RESYMBOLISATION Au palais du Luxembourg Bernard Doray Entre désymbolisation et résistance : une clinique de l'instant Christine Gioja Brunerie
MODERNITE ET DESYMBOLISATION Une mélancolisation du lien social ? Olivier Douville Perversion hypermoderne, mutations dans le social-historique et crise de la subjectivation Emmanuel Diet
REMARQUES CONCLUSIVES Remarques conclusives Henri-Pierre Bass
220 pages.
KAËS R. et LAURENT P., Le processus thérapeutique dans les groupes, Jean-Bernard CHAPELIER, Hervé CHAPELLIÈRE, Anne DUPREY, Anelise FREDENRICH, Bernard GOLSE, Jean-Jacques GRAPPIN, Blandine GUETTIER, Claudine LAUNAY, Claudio NERI, Pierre PRIVAT, Didier ROFFAT, Ramonville Saint-Agne, Groupes thérapeutiques, Érès, 2009KAËS R. et LAURENT P., Le processus thérapeutique dans les groupes, Jean-Bernard CHAPELIER, Hervé CHAPELLIÈRE, Anne DUPREY, Anelise FREDENRICH, Bernard GOLSE, Jean-Jacques GRAPPIN, Blandine GUETTIER, Claudine LAUNAY, Claudio NERI, Pierre PRIVAT, Didier ROFFAT, Ramonville Saint-Agne, Groupes thérapeutiques, Érès, 2009
La multiplicité des dispositifs groupaux proposés dans les institutions de soin, tant pour les patients adultes, les adolescents ou les enfants que pour les professionnels, nous engage à nous pencher sur ce qui fonde le pouvoir thérapeutique de ces groupes. Que provoque l’expérience groupale chez tout sujet qui y prend part ? Comment cette expérience lui permet-elle une élaboration psychique ? Quels sont les processus qui sous-tendent les effets thérapeutiques observés ? ??Les auteurs s’attachent ici à décrire les formes que prend la réalité psychique inconsciente dans l’espace groupal et les conditions nécessaires pour qu’une élaboration puisse en être faite. Certains conçoivent le groupe comme une enveloppe dont la fonction contenante se construit et s’étaye directement sur celle du thérapeute. D’autres se centrent sur les processus groupaux et tentent d’avancer vers une métapsychologie du groupe. Tous sont à l’écoute des effets de l’inconscient, de ses manifestations dans cet espace qu’est le groupe, propice à l’accueil des projections singulières qui se mêlent en des scénarios fantasmatiques partagés. ???René Kaës est psychanalyste, professeur émérite de psychologie et psychopathologie cliniques, université Lumière, Lyon 2. ? ?Pierrette Laurent est psychiatre, psychanalyste, centre de guidance infantile, Caen ? ??Avec la participation de : Jean-Bernard Chapelier, Hervé Chapellière, Anne Duprey, Anelise Fredenrich, Bernard Golse, Jean-Jacques Grappin, Blandine Guettier, Claudine Launay, Claudio Neri, Pierre Privat, Didier Roffat ?192 pages.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Le choix de la sublimation, Paris, Le fil rouge, PUF, 2009MIJOLLA-MELLOR S. de, Le choix de la sublimation, Paris, Le fil rouge, PUF, 2009
Née de l'insatisfaction imposée par une civilisation qu'elle a elle-même contribué à générer, la sublimation est au centre de la réflexion sur la modernité dans sa dimension culturelle, éthique et politique. Ce concept nodal en psychanalyse, complexe voire contradictoire, est indispensable car il concerne tous les domaines qui dépassent le travail répétitif de l'auto-conservation. Aussi la sublimation fleurit-elle dans l'esthétique, le plaisir de pensée, les raffinements de la culture et toutes les élaborations qui répondent au besoin fondamental de sens. Définie par Freud comme l'un des « destins de la pulsion », elle n'en demeure pas moins un choix du sujet, ce qui en fait un opérateur fondamental du projet humain.
Nous sommes les acteurs de nos choix, même inconscients, au même titre que nous sommes les auteurs de nos rêves, même absurdes. Sublimer est en fait l'une des directions vers lesquelles s'orientent nos réalisations pulsionnelles au quotidien lors-qu'elles rencontrent un obstacle qui les empêche de suivre le chemin le plus direct. Pourquoi sublime-t-on ? Comment ? Dans quels domaines ? Avec quelles conséquences ? Quels bénéfices individu et société peuvent-ils en attendre ? L'auteur promène ses interrogations dans de multiples domaines allant de l'amour à la parentalité, de l'art à l'esthétisme pervers, de l'humour à la philosophie, de l'idéal héroïque à la transcendance religieuse.
429 pages.
KAËS R., Les alliances inconscientes, Paris, Collection Psychismes, Dunod, 2009KAËS R., Les alliances inconscientes, Paris, Collection Psychismes, Dunod, 2009
Les alliances inconscientes sont l'une des principales formations de la réalité psychique. Elles ont une double face.?? D'un côté, elles organisent et caractérisent la consistance des liens qui se nouent entre plusieurs sujets??
D'un autre côté, les alliances soutiennent ce que chacun, pour son propre compte, doit refouler, dénier ou rejeter. Elles participent ainsi à la structuration de la vie psychique de chaque sujet. Par structure et par fonction les alliances inconscientes sont donc destinées à produire de l'inconscient et à demeurer inconscientes.?? L'ouvrage distingue plusieurs types d'alliances inconscientes : des alliances structurantes, des alliances défensives et offensives, des alliances aliénantes et pathologiques.
De nombreuses situations cliniques, mais aussi des exemples littéraires et cinématographiques, montrent comment fonctionnent le contrat et le pacte narcissiques, l'alliance des Frères, l'alliance symbolique avec le Père, le contrat de renoncement à la réalisation directe des buts pulsionnels, le pacte dénégatif, le déni en commun, le pacte pervers. Une attention particulière est portée aux alliances défensives qui se nouent dans l'espace psychanalytique.
248 pages.
ALTOUNIAN J.et V., Mémoires du génocide arménien - Héritage traumatique et travail analytique, Krikor Bélédian, Jean-François Chiantaretto, Manuela Fraire, Yolanda Gambel, René Kaës, Régine Waintrater , Paris, PUF, 2009ALTOUNIAN J.et V., Mémoires du génocide arménien - Héritage traumatique et travail analytique, Krikor Bélédian, Jean-François Chiantaretto, Manuela Fraire, Yolanda Gambel, René Kaës, Régine Waintrater , Paris, PUF, 2009
Cet ouvrage à plusieurs voix porte sur la question de la transmission d’un héritage traumatique et de son mode d’élaboration au cours du travail analytique. Il a la particularité de comporter, en fac simile, le manuscrit original du témoignage autour duquel il s’origine et s’organise : le Journal de déportation de Vahram Altounian, traduit par Krikor Beledian, reçu et commenté par sa fille Janine Altounian, essayiste et traductrice. Il montre comment, à partir d’un écrit indéchiffrable pour tout lecteur néophyte, une expérience traumatique débutant à Boursa, petite ville d’Asie mineure, un « mercredi 10 août 1915 », passe par l’épreuve de sa traduction, celle de sa réception et de son élaboration subjective par un héritier pour se transmettre et aboutir, quasi un siècle plus tard, à la présente publication à laquelle contribuent :
- Krikor BELEDIAN, écrivain de langue arménienne, maître de conférences à l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales).
- Jean-François CHIANTARETTO, psychanalyste, professeur de psychopathologie (Université de Paris 13, UTRPP).
- Manuela FRAIRE, psychanalyste, membre titulaire de la SPI (Société Italienne de Psychanalyse) et de l’IPA.
- Yolanda GAMPEL, psychanalyste, membre titulaire de la SIP (Société Israélienne de Psychanalyse), représentant pour l’Europe au Conseil de l’IPA, professeur à l’Université de Tel-Aviv.
- René KAËS, psychanalyste, professeur émérite de l’Université Louis-Lumière Lyon 2.
- Régine WAINTRATER, psychanalyste, thérapeute familiale, maître de conférences Université Paris 7 - Diderot.
208 pages.
HERLEM P., Transports de sens - Écrits sur Raymond Queneau, Clamecy, Éditions Calliopées, 2009HERLEM P., Transports de sens - Écrits sur Raymond Queneau, Clamecy, Éditions Calliopées, 2009

L’intérêt du père de la psychanalyse pour les oeuvres littéraires est bien connu : Sophocle, Goethe, Schiller ou Dostoïevski ont retenu son attention. Après lui, Mélanie Klein s’est penchée sur l’Orestie, Jones sur Shakespeare, Lacan sur Sade, Julia Kristeva sur Proust…
Fidèle à la tradition freudienne, Pascal Herlem, lui, a choisi Raymond Queneau.
Sa rencontre avec l’oeuvre du père de Zazie, il y a plus de vingt ans, lui a inspiré, au fil des ans et des textes, une lecture méticuleuse de quelques romans qu’il a tissée en une écriture apparentée à un exercice de style personnel, savant et sensible. Une sorte de fraternité intellectuelle liée à la fréquentation des cours de Lacan (dont Raymond Queneau suivit aussi l’enseigne - ment) a peut-être incité Pascal Herlem à rédiger ces «Écrits sur…» . Peu importe. Ce qui apparaît en premier lieu dans Transports de sens, c’est tout simplement l’envie de partager une passion : celle du psychanalyste pour son écrivain.
Dans ce recueil de dix textes, Pascal Herlem invite son lecteur à parcourir et souvent redécouvrir les allées de la maison quenienne. Faite de savantes créations littéraires plus ou moins apparentes et de charpentes analytiques moins immédiatement accessibles, l’architecture de l’oeuvre est ainsi remise à nu. Le travail du guide est tellement précis et détaillé qu’on en arrive même à percevoir les odeurs…
Les lecteurs de Raymond Queneau sont conviés à relire Pierrot mon ami, Un rude hiver et Chêne et chien, textes qui ne sont peut-être pas aussi innocents qu’il y paraît. La lecture de Pascal Herlem ouvre de nouvelles portes : il impose une voix qui donne accès avec légèreté et humour à la complexité de l’écriture et qui forme « une invitation permanente à aller au-delà de l’apparence, à entrer à l’intérieur de l’oeuvre sans idée préconçue ».
Déjà publiés dans des revues de psychanalyse ou de littérature, les articles réunis ici sont répartis en deux chapitres. Transports de sens propose d’abord une étude du travail et de la « manière littéraire » – à travers trois études monographiques, l’analyse des mots agglutinés et celle des… parfums queniens. Dans la seconde partie, Pascal Herlem aborde des questions plus générales : l’humour, le « naturel », la construction à double foyer des romans et finalement celle de la souffrance propre à Raymond Queneau, la fameuse « ontalgie ».
L’approche avertie et perspicace de Pascal Herlem témoigne de la profonde intelligence sensible et empathique du psychanalyste pour l’écrivain. Ce recueil est avant tout le fruit de ce partage car « c’est de la douleur d’être, de l’angoisse native dont il s’agit » qui, au-delà de Raymond Queneau, est inhérente à la condition humaine, mais « sans qu’il soit possible d’en saisir autre chose que le mouvement même de la pensée, la circulation vivifiante du sens, les transports de sens »…
240 pages.
ROGER G., Itinéraires psychanalytiques, Paris, Études psychanalytiques, L'Harmattan, 2008ROGER G., Itinéraires psychanalytiques, Paris, Études psychanalytiques, L'Harmattan, 2008
Je souhaite faire partager au lecteur l’enthousiasme que j’éprouve depuis tant d’années pour ce qui demeure, à mes yeux, une aventure humaine incomparable et, indirectement une thérapeutique sans égale. J’utilise le terme indirectement car, dans le cas les plus favorables, le patient découvrira que les portes qu’il s’interdisait de franchir étaient déjà ouvertes. Faire une analyse, c’est avant tout une expérience affective et non, comme les résistances incitent bon nombre de postulants, maîtriser des notions théoriques.
Tout au long de ces itinéraires parcourus sans balise Argos, j’ai accompagné des hommes et des femmes emprisonnées dans diverses organisations psychopathologiques. Leur ancrage dans un présent auquel elles donnaient une dimension anachronique a permis de les identifier et de les inscrire dans une histoire.
Si la psychanalyse paraît en rupture avec notre société, elle demeure l’un des derniers champs interrogeant la condition humaine.
210 pages.
Soirée signature et rencontre avec l'auteur à Lyon le 27 novembre 2008 à la librairie A plus d’un titre 4 Quai de la Pêcherie 69001, à partir de 18h.
Débat autour du livre et signature de l'auteur à Paris le 14 mars 2009 de 14h à 18h
MENECHAL, J., Psychanalyse et politique - Le complexe de Thésée, Préface de René KAËS, Toulouse, Etudes, recherches, actions en santé mentale en Europe, Erès, 2008MENECHAL, J., Psychanalyse et politique - Le complexe de Thésée, Préface de René KAËS, Toulouse, Etudes, recherches, actions en santé mentale en Europe, Erès, 2008
Si la psychanalyse est farouchement privée, la politique est résolument publique. Pour l’une qui s’épuise à assourdir, derrière les portes capitonnées du transfert, les constructions de vérité qu’elle élabore, l’autre semble se perdre dans l’écho sans fin de ses clameurs, au point de dépersonnaliser le message qu’elle est supposée porter. Le présent essai se donne pour objectif d’explorer l’interaction de ces deux champs afin d’approfondir la nature du lien analytique, dès lors qu’il est confronté au politique. Entre l’ambition nécessairement infructueuse de la psychanalyse d’offrir au sujet sa totale autonomie, et le fantasme d’un monde où la psychanalyse permettrait au social d’optimiser son fonctionnement, il s’efforce de mieux comprendre la place actuelle de cette discipline et son articulation méconnue, sinon déniée, avec l’espace du politique. Au centre de cette relation se situe la démocratie et le mythe de son fondateur Thésée, dont l’analyse permet de saisir ce déplacement vers le politique : comment à travers les rencontres successives et la maturation du sujet, des voies de la perversion à celles de la sublimation, s’élabore peu à peu une structure basée sur l’alliance et une fraternité dépassant le cadre familial. Ce parcours singulier fonde le complexe de Thésée. Jean Ménéchal (1950-2001), psychanalyste et universitaire, a l’expérience d’une fécondité réciproque des sciences humaines à la fois de par sa formation (HEC, mais aussi Droit public, Sciences des organisations, Etudes politiques, Histoire à l’EHESS, et enfin Psychologie clinique et pathologique) et sa pratique professionnelle (haut fonctionnaire au ministère de l’Equipement puis à celui des Affaires étrangères et de la Coopération avant d’être nommé maître de conférences à l’Institut de psychologie de l’université Lumière-Lyon 2). Cette vaste culture lui a permis d’articuler dans cet ouvrage plusieurs champs dont il respecte la méthode : la psychanalyse et son approche clinique des mécanismes inconscients, l’histoire et la science politique. 160 pages.
PERRIER F., La Chaussée d'Antin 1 et 2 - Oeuvre psychanalytique- Tome I, Paris, Bibliothèque Idée, Edition revue et corrigée Albin Michel, 2008PERRIER F., La Chaussée d'Antin 1 et 2 - Oeuvre psychanalytique- Tome I, Paris, Bibliothèque Idée, Edition revue et corrigée Albin Michel, 2008

Psychiatre et psychanalyste, François Perrier (1922-1990) participe aux côtés de Lacan à la création de l'Ecole freudienne en 1964 avant. de fonder le Quatrième Groupe en 1969, dont il démissionne douze ans plus tard. Dans les séminaires rassemblés ici, sur l'amour, le corporel et l'analytique, et le trans-subjectal, François Perrier fait partager son approche de clinicien, de philosophe, d'amoureux du langage et de l'humain. Soucieux d'une éthique nourrie de sa lecture de Freud et de son expérience concrète de la souffrance des patients, il n'a eu de cesse de revendiquer son rôle de clinicien et d'héritier de Freud, à l'écart des enjeux de pouvoir et de savoir de sa génération.
Le tome I est la ré-édition des trois premiers séminaires qui avaient eu lieu en 1970-71, en 1971-72 et en 1973-74 et qui avaient été édités pour la première fois respectivement en 1978 (in Chaussée d'Antin 2, 10/18), 1984 (InterÉditions) et 1985 (InterÉditions).
Table des matières :
Introduction de SEDAT J.: Perrier l'imprévisible
Trilogue (avec SEDAT J. et PETITDEMANGE G.)
L'amour - séminaire 1970-1971
Les corps malades du signifiant - Le corporel et l'analytique - séminaire 1971-1972
Double lecture - Le trans-subjectal - séminaire 1973-1974
648 pages.
PERRIER F., La Chaussée d'Antin - Oeuvre psychanalytique - Tome II, Paris, Bibliothèque Idée, Edition revue et corrigée Albin Michel, 2008PERRIER F., La Chaussée d'Antin - Oeuvre psychanalytique - Tome II, Paris, Bibliothèque Idée, Edition revue et corrigée Albin Michel, 2008
Psychiatre et psychanalyste, François Perrier (1922-1990) participe aux côtés de Lacan à la création de l'Ecole freudienne en 1964 avant de fonder le Quatrième Groupe en 1969, dont il démissionne douze ans plus tard. Les textes rassemblés ici, sur la formation et l'éthique du psychanalyste, l'hystérie, la psychose et la perversion, illustrent sa volonté de n'être ni un " logicien ", ni " un archéologue du savoir ". Il faut en effet " oser ne pas savoir ce qu'on cherche " et questionner sa propre exigence de vérité, ainsi qu'il l'exprime dans Thanatol : " En analyse, il s'agit toujours de chercher à découvrir et de découvrir à chercher. Qu'importe le savoir ! " Le tome II est l'édition d'articles déjà publiés en 1978 in La Chaussée d'Antin (antienne), 10/18, d'articles publiés en 1994 in La Chaussée d'Antin, Albin Michel, et d'articles et une correspondance avec Lacan inédits.
Préface de GRANOFF W. François Perrier : le praticien, Sur la psychanalyse didactique, Sur l'effet didactique, Voyage à Rome, Sur l'échec de la S.F.P., Le psychanalyste exposé à la clinique, Adresse aux analystes de l'École, Savoir freudien et praxis analytique, Ruer des quatre "ver" ou les fonctions de méconnaissance du sujet, Et Adam connut Eve ; savoir et connaissance en psychanalyse, La psychanalyse : femme ou in-fâme ; pour une éthique du pouvoir et de la séduction, Sur Charles Fourier, L'interprétation - la Deutung, L'éthique du psychanalyste, Sur la clinique le transfert et le temps, Structure hystérique et dialogue analytique, Musique déjouée ? La cause narcissique, Psychanalyse de l'hypocondriaque, Le problème du narcissisme est d'abord et avant tout celui de l'amour, Phobies et hystérie d'angoisse, Le Mont Saint-Michel ; naissance d'une perversion, Une clinique psychanalytique de la perversion, Le réel fait signe au pervers, Hallucinations, Paranoïa, Fondements théoriques d'une psychothérapie de la schizophrénie, A propos de la psychothérapie des schizophrènes, Le schizophrène, La psychanalyse entre le psychotique et son thérapeute, Thanatol I - ou des amours, des morts et des corps de qui l'on n'est pas, Thanatol II - De l'alcool et de la psychanalyse, Thanatol III - un déni de soi donné à soi-même, Correspondance Perrier-Lacan, LECLAIRE S. : Demeures de l'ailleurs
556 pages.
KAËS R., Le complexe fraternel , Paris, Psychismes, Dunod, 2008KAËS R., Le complexe fraternel , Paris, Psychismes, Dunod, 2008
Le complexe fraternel est un véritable complexe. Il n'est pas un simple déplacement ou évitement du complexe d'Œdipe. Il consiste en une structure, une dynamique et une économie spécifiques analysées dans ce livre selon trois niveaux. Le complexe fraternel est d'abord décrit au niveau intrapsychique à partir de l'analyse clinique de deux cures. Cette analyse met en évidence le rapport de l'imago de la mère archaïque à l'objet partiel frère ou sœur, les figures du double, l'homosexualité narcissique, la bisexualité psychique. Le complexe fraternel est ensuite analysé dans ses effets organisateurs des liens intersubjectifs entre frères et sœurs, dans leurs rapports d'amour et de haine, de jalousie, de rivalité et d'envie. Une attention est portée au choix d'objet amoureux et à l'écart qui sépare les fantasmes incestueux - universels - des réalisations de l'inceste adelphique, aux alliances inconscientes que nouent les frères et sœurs, à l'impact de la mort d'un frère ou d'une sœur sur leurs liens, à la transformation de ceux-ci à la mort des parents. Le groupe fraternel - la fratrie - forme un ensemble intersubjectif dans lequel se développe une réalité psychique qui lui est propre au sein de la famille. Le complexe fraternel est aussi un des organisateurs majeurs des groupes, et René Kaës montre comment ses effets se prolongent dans les institutions et dans l'ensemble social. Les mythes fondateurs de la psychanalyse, d'Œdipe à Narcisse, les récits de la Bible et du Coran, la mythologie et les contes, mais aussi de nombreuses références à la littérature et au cinéma, forment un contrepoint passionnant à ces analyses cliniques qui renouvellent en profondeur un thème universel.240 pages.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Croire à l'épreuve du doute, Paris, Éditions de l'Atelier, 2008MIJOLLA-MELLOR S. de, Croire à l'épreuve du doute, Paris, Éditions de l'Atelier, 2008

Table des matières :
123 pages.
KAËS R., L'institution en héritage - Mythes de fondation, transmissions, transformations, Sous la direction de, Paris, Inconscient et culture, Dunod, 2008KAËS R., L'institution en héritage - Mythes de fondation, transmissions, transformations, Sous la direction de, Paris, Inconscient et culture, Dunod, 2008
Crise, conflits, impasse élaborative des sujets et des groupes dans l'institution, répétition de pratiques inquestionnables, manque de cohérence théorico-clinique : en mobilisant les dimensions traumatiques groupales récentes et anciennes, notamment lors du départ ou de la mort d'une figure fondatrice, le dispositif choisi et l'écoute analytique diachronique ouvrent sur les représentations et les affects - jusqu'à la passion - investis par chaque sujet dans la fantasmatique groupale et la mythique de l'institution. Le roman de sa fondation, le destin de ses idéaux, la ritualité de ses fonctions, les alliances inconscientes et notamment celles qui relèvent de l'économie narcissique sont mis en travail, et ce que chacun fait, avec les autres, de l'héritage, est alors questionné. O. Nicolle, R. Kaës, A. -M. Blanchard, M. Claquin, A. Missenard, M. Pichon et J. Villier - membres du Ceffrap - interrogent ici avec F. Giust-Desprairies, L. Michel et J. -P. Pinel la problématique de la transmission et de la transformation dans les institutions. Référées diversement à la psychanalyse, leurs écoutes se rencontrent souvent par-delà les contrepoints qui nourrissent la réflexion. Tous proposent en effet une exploration de la demande, des voies d'intervention et d'élaboration qui privilégient les processus de symbolisation s'opérant par la mise en mots d'une histoire partagée, dans laquelle les sujets peuvent maintenant prendre place. L'institution en héritage forme ainsi le troisième volet de deux ouvrages parus dans la même collection : L'institution et les institutions et Souffrance et psychopathologie des liens institutionnels.166 pages.
BARREAU J-J., Freud et la métaphore ferroviaire - Nous pratiquerions ensemble l'art de voyager, Paris, Editions In Press, 2007BARREAU J-J., Freud et la métaphore ferroviaire - Nous pratiquerions ensemble l'art de voyager, Paris, Editions In Press, 2007
Le train occupe une place singulière dans la vie de Freud. Place à part, car son œuvre s'est élaborée avec les débuts de l'ère industrielle et l'avènement du chemin de fer. D'emblée, cette machine qui vous emporte, modifiant la perception de l'espace et du temps, le fascinera jusqu'à l'angoisse. C'est au cours de son voyage en train en Italie, en 1897, que Freud repensera les fondements de la théorie psychanalytique. Voyage au cœur de l'art qui va le conduire au cœur de l'inconscient. Il utilisera le train pour présenter la méthode et le dispositif analytiques, comparant la cure analytique au voyage en train, l'espace analytique au compartiment, l'association libre au paysage qui se déroule et se transforme à sa fenêtre : la " métaphore ferroviaire ", si féconde dans l'œuvre de Freud, est née. L'art et le train constituent, l'un comme l'autre, le véhicule et la voie du transport vers l'inconscient. En fin de compte, cet art de voyager, qui tient lieu d'art de psychanalyser, Freud le pratiquera jusqu'à sa mort, installé avec ses patients comme dans un compartiment de chemin de fer, écoutant décrire le paysage qui défile à la fenêtre. Un livre puissant, dense, lumineux, une invitation au voyage qui nous conduit aux prémices de la psychanalyse et qui nous fait découvrir Freud tel que nous ne l'avons jamais vu.Table des matières :
Le train et les chemins du transfert, La métaphore ferroviaire, La métaphore visuelle de l'inconscient, Paysager l'inconscient, Décrire le paysage, Au-delà du paysage, Entrée en gare220 pages.
ZALTZMAN N., L'Esprit du mal, Paris, penser/rêver, Éditions de l'Olivier, 2007ZALTZMAN N., L'Esprit du mal, Paris, penser/rêver, Éditions de l'Olivier, 2007

Quand une civilisation se décompose, il est approximatif de se contenter d'énoncer qu'elle retourne à la barbarie. Elle fait autre chose. La civilisation s'est construite grâce au refoulement des pulsions sexuelles et meurtrières. Dans des situations de régression culturelle, on admettait que, le refoulement civilisateur ayant échoué, le pulsionnel tendait à régner sans contrôle, l'homme était revenu à l'état animal. Mais le XXe siècle a connu une régression d'une autre nature, un état de confusion entre le sujet et la masse.
Cette confusion ne débouche pas sur une préhistoire de l'humanité, mais bien sur une post-histoire, un état nouveau de la civilisation où, en se résorbant dans la masse, c'est la mort et ses idoles que l'homme révère et célèbre. Cette révérence, cette célébration, c'est le mal absolu. Dans cette étude, Nathalie Zaltzman fait voir de façon radicalement différente ce qu'on appelle " crime contre l'humanité ".
109 pages.
Table des matières :
Introduction, Children are pigs, Le collectif dans l'individuel, Qu'est-ce que l'humain ? Qu'est-ce que le travail de culture ? Analyse I, Qu'est-ce que le travail de culture ? Analyse II, Le crime contre l'humanité, Perplexités I, L'esprit du mal, Perplexités II
Notes de lecture :
→ Note de lecture par Françoise Francioli dans le Bulletin d'information du Quatrième Groupe n° 44, pages 71-74→ Compte rendu par Françoise Francioli dans le Bulletin d'information du Quatrième Groupe n° 45, pages 62-66 du débat organisé à Paris par le Quatrième Groupe le samedi 15 mars 2008 avec la participation de Lina Balestrière, Robert C. Colin, Janine Filloux, Ghyslain Lévy, Christiane Rousseaux-Mosettig, Evelyne Tysebaert et Monette Vacquin.
→ Analyse de l'ouvrage par Dominique Bourdin en mars 2008 sur le Site de la SPP à l'adresse : http://www.spp.asso.fr/Publications/DuCoteDesLivres/ficheLivre.asp?lId=270
MOREAU RICAUD M., Michael Balint - Le renouveau de l'Ecole de Budapest, 1ère édition en 2000 , Ramonville Sainte Agne, Analyse Laïque, Érès, 2007MOREAU RICAUD M., Michael Balint - Le renouveau de l'Ecole de Budapest, 1ère édition en 2000 , Ramonville Sainte Agne, Analyse Laïque, Érès, 2007

Deuxième édition : revue et corrigée,
301 pages, même présentation, août 2007
Depuis 2000, date de la première édition de ce livre, les signes d'intérêt et les reprises d'expériences de formation Balint se multiplient. De nouveaux séminaires et groupes de travail s'ouvrent non seulement à l'intérieur des sociétés médicales Balint mais également dans des sociétés analytiques. Un regain d'affluence est noté aux congrès nationaux et internationaux. La méthode Balint a été introduite dans la formation des médecins, et des groupes de réflexion, des séminaires sur la relation médecin-malade ainsi que des groupes de parole prennent place dans les services de médecine comme dans les équipes de soins palliatifs. Enfin, des universités ont remis dans leur programme des cours sur la relation médecin-malade et des groupes de discussion de type Balint. Pour toutes ces raisons, une nouvelle édition de cette biographie intellectuelle s'imposait. Elle conduit le lecteur dans l'intimité de la vie de Michael Balint, tout en reconstituant scrupuleusement son trajet scientifique et institutionnel, depuis ses premiers travaux de chimiste jusqu'à son élection à la présidence de la Société britannique de psychanalyse, et propose une généalogie des groupes Balint à la lumière de témoignages et d'archives inédits. Le lecteur y trouvera aussi une reconstruction de la fondation de l'" Ecole de Budapest ", et, plus largement, un portrait coloré de ce disciple de Ferenczi, qui doit à sa pensée vigoureuse, son sens clinique aigu et son indépendance intellectuelle une place de protagoniste de premier plan de la psychanalyse européenne d'après-guerre.
Michelle Moreau Ricaud est docteur en psychologie clinique, maître de conférences des Universités et psychanalyste membre du Quatrième Groupe OPLF, dont elle a été secrétaire scientifique et vice-présidente. Elle est également membre de la Société médicale Balint (Paris) et leader de groupe Balint, membre du Gral (Groupe de réflexion à l'accréditation des leaders), secrétaire scientifique de l'Association internationale d'histoire de la psychanalyse (AIHP), et chercheuse associée au CRPM (Centre de recherches psychanalyse et médecine) de l'université de Paris 7.
Éditions traduites

300 pages.
COLOMBO E., La volonté du peuple - Démocratie et anarchie, Paris, Édittions Libertaires, 2007COLOMBO E., La volonté du peuple - Démocratie et anarchie, Paris, Édittions Libertaires, 2007

Table des matières :
I. Préface à la Volonté du peuple II. Je suis anarchiste ! III. Anarchie et anarchisme IV. Du pouvoir politique V. La volonté escamotée VI. Le vote et le suffrage universel VII. Appendice. La synthèse révisionniste et le bloc néolibéral
138 pages.
MIJOLLA-MELLOR S. de, La paranoïa, Paris, Que Sais-Je?, PUF, 2007MIJOLLA-MELLOR S. de, La paranoïa, Paris, Que Sais-Je?, PUF, 2007

On se sent " parano " lorsque s'impose comme une évidence l'impression de ne croiser que des regards méprisants ou hostiles qui, prétendant vous ignorer, n'en pensent pas moins et révèlent, tout en le dissimulant, l'existence d'une entente hostile ou pire, d'un complot dont vous êtes, pour une raison qui reste à comprendre, la victime cernée de toutes parts. La banalisation de ce terme, du fait qu'une forme atténuée de paranoïa est relativement commune, ne doit pas masquer sa signification réelle et la souffrance qu'elle implique pour le paranoïaque comme pour son entourage. Car la paranoïa est toujours un redoutable ferment de destruction de l'autre par la méfiance et la violence qu'elle génère dans la vie relationnelle du couple, de la famille et du milieu professionnel ou socio-politique.
Psychanalyste membre du IVe Groupe OPLF, Sophie de Mijolla-Mellor est professeur à l'Université Paris-Diderot, directrice de l'Ecole doctorale " Recherches en psychanalyse Elle co-dirige les revues Topique et Recherches en psychanalyse et elle est également l'auteur de nombreux ouvrages dont La sublimation (collection " Que sais-je ? " n° 3727).127 pages.
KAËS R., Un singulier pluriel - La psychanalyse à l'épreuve du groupe, Paris, Psychismes, Dunod, 2007KAËS R., Un singulier pluriel - La psychanalyse à l'épreuve du groupe, Paris, Psychismes, Dunod, 2007
Comment le sujet singulier, auquel nous avons affaire sur le divan, est aussi un sujet " pluriel " dont l'inconscient est tenu et façonné dans les liens intersubjectifs, dans les alliances inconscientes, dans les espaces psychiques partagés avec d'autres ? C'est à cette question que s'efforce de répondre l'approche psychanalytique des groupes détaillée dans ce livre. L'expérience très spécifique acquise par les psychanalystes qui ont travaillé dans le cadre d'un groupe est-elle en mesure d'apprendre aux psychanalystes qui travaillent seulement avec la méthode du divan quelque chose sur ces processus et transformations ? Ces données nouvelles conduisent-elles à revisiter nos conceptions de l'Inconscient, du sujet, de son désir et de ses troubles ? Eclairent-elles le fonctionnement des groupes dans les institutions, et particulièrement le mode d'existence groupal des psychanalystes ? Voilà tout l'objet du nouveau livre de René Kaès qui propose une passionnante étude clinique de la réalité psychique qui se construit dans les groupes.236 pages.
BAZALGETTE G., La tentation du biologique et la psychanalyse - Le cerveau et l'appareil à penser, Ramonville Sainte Agne, Des travaux et des jours, Éres, 2006BAZALGETTE G., La tentation du biologique et la psychanalyse - Le cerveau et l'appareil à penser, Ramonville Sainte Agne, Des travaux et des jours, Éres, 2006
Que veut dire " percevoir " ? Ou, encore, " représenter " ? Quelle est la situation du " traumatisme " pour le sujet humain qui en est affecté ? Ces questions, suscitées par l'énigme, la souffrance ou le symptôme du sujet, sont aujourd'hui saisies sur deux versants principaux, celui des neurosciences et celui de la psychanalyse. Et l'on se plairait à imaginer que cette double appréhension de phénomènes partiellement superposables se produise de façon non conflictuelle. Chacun sait que ce n'est pas le cas, et que pour une partie au moins des neurosciences et nommément de la psychiatrie neurocognitiviste radicale, il s'agirait tout simplement d'invalider la psychanalyse ou de la renvoyer au domaine des " philosophies de la vie " pour cause de non-scientificité. Ces mises en cause ne sont pas nouvelles, mais leur violence et la forte médiatisation dont elles font l'objet nécessitent plus que jamais des réponses précises et argumentées. Au-delà des polémiques stériles, cet essai montre pourquoi et comment la psychanalyse est venue, dès son origine, proposer une appréhension scientifique du fait mental. La mise en évidence par Freud d'un " appareil psychique ", d'un " appareil psychosexuel " est à la base de la forme de scientificité qui en résulte. L'auteur propose ici une relecture de la genèse et de la structure de cet appareil qui le conduit à formuler des hypothèses nouvelles sur les concepts de perception, de représentation, de pulsion, de traumatisme, mais aussi à envisager les modalités spécifiques d'évaluation de la psychanalyse.222 pages.
CHARTIER J-P., Introduction à la technique psychanalytique - Avec les apports de: Freud, Ferenczi, Rank, Glover, Lacan, Racker ... - Préface de Wildocher D., Paris, Petite bibliothèque de psychanalyse, Payot, 2006CHARTIER J-P., Introduction à la technique psychanalytique - Avec les apports de: Freud, Ferenczi, Rank, Glover, Lacan, Racker ... - Préface de Wildocher D., Paris, Petite bibliothèque de psychanalyse, Payot, 2006
Dans les années 1920, Sandor Ferenczi et Otto Rank notaient qu'il existait un nombre considérable d'articles et de livres portant sur la théorie psychanalytique, mais que les textes consacrés à la technique étaient rares. La situation, aujourd'hui, n'a guère évolué et les débats actuels autour de la question de la guérison ont cruellement mis en lumière ce manque. Voici pour la première fois résumés et commentés les écrits techniques les plus importants des psychanalystes. Au programme : les articles techniques de Freud lui-même, bien sûr, mais aussi l'approche de Rank et Ferenczi, les contributions d'Edward Glover en Angleterre, Jacques Lacan en France, Heinrich Racker en Argentine, Ralph Greenson aux Etats-Unis, et, pour finir, les nouveaux champs d'application et l'évolution de la pratique psychanalytique.Table des matières :
LA TECHNIQUE PSYCHANALYTIQUE HIER Freud : " traitement psychique (traitement d'âme) " (1890) Freud : " De la technique psychanalytique (1904-1919) Freud : " Sur la préhistoire de la technique psychanalytique " (1920) Ferenczi et Rank : les enfants terribles de la technique Freud : " L'analyse avec fin et l'analyse sans fin " LA TECHNIQUE PSYCHANALYTIQUE AUJOURD'HUI Glover : le rationaliste kantien de la technique ? Lacan : l'antéchrist de la technique ? Racker : l'analyste du contre-transfert Greenson : le chantre pragmatique de la thérapeutique analytique LA TECHNIQUE ANALYTIQUE DEMAIN Nachin : " Le synthétiseur " de la technique L'analyste actant : une réponse aux agirs psychopathiques ?252 pages.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Un divan pour Agatha Christie, Le Bouscat, Le monde Psy, L’Esprit du Temps, 2006MIJOLLA-MELLOR S. de, Un divan pour Agatha Christie, Le Bouscat, Le monde Psy, L’Esprit du Temps, 2006
Freud à la fin de sa vie lisait beaucoup de romans policiers notamment ceux d'Agatha Christie. Paula Fichtl, sa fidèle gouvernante, se souvient : " En matière de romans policiers, Freud choisit surtout des auteurs anglais, comme G.K. Chesterton, Agatha Christie et Dorothy Sayers. Monsieur le professeur savait presque toujours qui était le meurtrier, mais s'il s'agissait tout de même de quelqu'un d'autre, cela l'irritait ". Dans La Psychanalyse en matière judiciaire, Freud évoque les similitudes entre le travail du psychanalyste et celui du détective. A la lumière de la biographie d'Agatha Christie, Sophie de Mijolla-Mellor part à la recherche de cette vérité cachée dans ses romans et, parce qu'un meurtre, chez Agatha Christie, est toujours familier, voire familial, elle nous entraîne dans son univers fantasmatique. Comme dans les romans dont elle parle, Sophie de Mijolla-Mellor éveille chez le lecteur cette pulsion d'investigation qui fonde en chacun de nous le plaisir de lecture grâce au processus sublimatoire. L'auteur met ainsi en regard les fantasmes infantiles de la jeune Agatha Miller et les histoires que lui racontait sa mère avec les séquences de ses romans. Le meurtre pour Agatha Christie est donc ordinaire, les meurtriers sont " banals " et parfois sympathiques. Tout le monde peut être un assassin puisqu'elle met en scène des criminels qui nous sont familiers. Une lecture passionnante de l'œuvre d'Agatha Christie sur le divan de la psychanalyste.307 pages.
JAITIN R., Clinique de l'inceste fraternel - Préface de R. KAËS, Paris, Psychothérapies, Dunod, 2006JAITIN R., Clinique de l'inceste fraternel - Préface de R. KAËS, Paris, Psychothérapies, Dunod, 2006
Le lien fraternel a une potentialité incestueuse parce que le corps fraternel est objet de séduction et d'exploration et que le fantasme d'inceste, universellement inscrit dans notre imaginaire social, a une fonction défensive et parfois même stimulante. Mais l'inceste " agi " détruit le lien. Dans cet ouvrage, l'auteur, thérapeute familiale psychanalytique, part de l'étude du lien fraternel pour décrire la genèse de l'inceste fraternel et les diverses formes qu'il recouvre dans les familles adoptantes ou reconstituées, dans les familles avec enfants psychotiques ou handicapés physiques, ou encore au sein des fratries séparées de leur famille. L'indifférenciation entre les générations, les défaillances de l'enveloppe familiale et la non reconnaissance du frère comme autre marquent les conditions d'accès à l'inceste fraternel. Les différentes configurations de l'inceste fraternel sont liées au roman familial et à l'inscription de la fratrie dans sa filiation transgénérationnelle. L'auteur rend compte de son expérience riche et variée à travers de nombreux cas cliniques. Elle envisage l'inceste dans son acception la plus large : il peut, en effet, s'accomplir directement entre frère et sœur, mais aussi se réaliser indirectement avec des pairs qui prennent symboliquement cette fonction. L'ensemble constitue un apport original à la compréhension des vicissitudes du lien fraternel et sera une aide précieuse pour tous les praticiens souvent confrontés aux cas d'inceste. Biographie de l'auteur Rosa Jaitin d'origine argentine, docteur en psychologie clinique, est psychanalyste de groupe et de famille. Elle a été professeur à Buenos Aires et est actuellement associée à l'université Paris V. Elle est également secrétaire des affaires internationales de la Société française de thérapie familiale psychanalytique et directrice scientifique d'Apsylien (Association de la psychanalyse du lien).167 pages.
MIJOLLA-MELLOR S. de, L'enfant lecteur - De la Comtesse de Ségur à Harry Potter, les raisons du succès, Paris, Essais, Bayard Centurion, 2006MIJOLLA-MELLOR S. de, L'enfant lecteur - De la Comtesse de Ségur à Harry Potter, les raisons du succès, Paris, Essais, Bayard Centurion, 2006
Le succès d'Harry Potter aura eu raison de ces enquêtes pessimistes sur le rapport à la lecture de nos enfants, soi-disant plus fascinés par l'image omniprésente que par les mots. Quand ils aiment les livres, nos enfants les dévorent. Et, contrairement à la surprise qui accompagne à chaque fois ces succès de librairie, ce phénomène n'a rien de nouveau. D'où vient une telle séduction ? Comment ces livres touchent-ils nos enfants au point de déclencher en eux une véritable passion, celle de la lecture ? Sophie de Mijolla-Mellor a choisi des œuvres aussi éloignées par leur forme que par leur époque. De la Comtesse de Ségur à Harry Potter en passant par la série " Chair de poule ", elle se propose, non pas d'expliquer la réussite commerciale de ces ouvrages, mais de cerner, à travers eux, ce qui permet aux enfants de découvrir un goût de lire qui ne les quittera plus. C'est l'aventure de ces enfants qui commencent tout juste à lire seuls qu'elle nous fait partager, les fantasmes et les croyances, les angoisses et les désirs que la lecture active en eux, l'ouverture et la liberté qu'elle leur offre. Il s'agit en somme de comprendre comment naît le plaisir de lire. Biographie de l'auteur Sophie de Mijolla-Mellor est psychanalyste, agrégée de philosophie et docteur ès lettres. Elle est professeur à l'université Paris VII -Denis-Diderot.189 pages.
LÉVY G., Europe N° 923, Mars 2006 : Franz Kafka - De F à F, en codirection avec RÉTIF F., BANCAUD F. et GODEAU F.Revue Europe, 2006LÉVY G., Europe N° 923, Mars 2006 : Franz Kafka - De F à F, en codirection avec RÉTIF F., BANCAUD F. et GODEAU F.Revue Europe, 2006
" Un livre doit être la hache gui fend la mer gelée en nous ", écrivait Kafka en 1904, indiquant par là l'une des exigences qu'il assignait à son œuvre. Cette phrase est plus que jamais d'actualité en ces temps d'hypertrophie de " l'industrie culturelle ", qui bouche, occulte et exploite la vacuité de notre monde en oubliant ce que Kafka se plaisait à enseigner à son jeune ami Janouch : " La littérature s'efforce de placer les choses dans une lumière agréable ; le poète est contraint de les élever dans le royaume de la vérité, de la pureté et de la durée. " L'œuvre de Kafka ressemble à ce pont dont il parle dans l'un de ses récits : elle est tendue au-dessus d'un abîme, du vide sidéral, de la béance qui s'ouvre entre littérature et vie, langage et réalité, culture et nature, transcendance et immanence, solitude et communauté, vie et mort. Tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, ni d'un côté ni de l'autre, Kafka chiffre et déchiffre à chaque page sa tentative de vivre et d'écrire, de vivre ou d'écrire dans l'entre (et l'antre) de ses deux rives. Le désir, la difficulté, l'impossibilité de les relier est le ferment et le sujet de son œuvre. C'est peut-être pour cela qu'il hante notre temps, parce qu'il ne cesse de questionner et de remettre en question l'évidence de notre rapport à l'art, c'est-à-dire du rapport de la culture à la vie, au sacrifice, à la mort.380 pages.
MIJOLLA-MELLOR S. de, L'indifférence, une fuite ?, en codirection avec Houziaux A., Vallet O. et Vergely B., Paris, Questions de vie, Éditions de l'atelier, 2006MIJOLLA-MELLOR S. de, L'indifférence, une fuite ?, en codirection avec Houziaux A., Vallet O. et Vergely B., Paris, Questions de vie, Éditions de l'atelier, 2006
L'indifférence, une fuite ? Est-elle une façon d'éviter la rencontre de l'autre, une forme de cynisme où personne ne compte à part soi ? Est-elle au contraire un détachement à l'égard des sollicitations du monde qui permet d'aimer vraiment ? Odon Vallet rappelle que, contrairement à ce que l'on pense, les religions orientales ne prônent pas l'indifférence, mais plutôt le détachement et la sérénité. Pour Alain Houziaux, l'indifférence, qui n'est pas ignorance de l'autre, peut permettre de se libérer de la volonté de puissance. Bertrand Vergely précise, quant à lui, que pour n'être indifférent à rien, on manifeste parfois une sensibilité à tout qui peut mener à l'indifférenciation : on confond alors désir et amour - voire culpabilité et innocence. L'indifférence ne se confond pas avec la sérénité, avance Sophie Mijolla-Mellor. Il est vain de penser un monde sans angoisse et sans espoir. En revanche, éprouver la jouissance d'un retour au calme après la tempête a du sens.Table des matières :
L'indifférence, la désinvolture et le détachement L'indifférence : Du masque au secret L'indifférence, l'enthousiasme et la passion L'indifférence est-elle une sérénité ?115 pages.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Barbarie, cruauté et sadisme, en codirection avec GUIRLINGER L. et LEFORT C. et POLY J-P., Paris, Cécile Defaut, 2005MIJOLLA-MELLOR S. de, Barbarie, cruauté et sadisme, en codirection avec GUIRLINGER L. et LEFORT C. et POLY J-P., Paris, Cécile Defaut, 2005
La barbarie n'appartient pas à un passé révolu. L'histoire contemporaine nous en a tragiquement convaincus infligeant un cruel démenti aux illusions progressistes des Lumières. Les manifestations récurrentes de barbarie interdisent de n'y voir que des survivances d'une férocité primitive. La barbarie serait-elle une menace permanente, universelle, inhérente aux contradictions internes de la condition humaine ? Dans cette hypothèse l'alternative, Civilisation ou Barbarie, ne serait plus pertinente. Toute culture, tout être humain pourraient sécréter une barbarie d'autant plus dévastatrice qu'ils disposeraient de plus de puissance ! Plus énigmatique que la violence, a laquelle ou peut trouver du sens, scandaleusement insensée et révoltante par sa cruauté sadique, la barbarie nous lance un défi d'autant plus difficile à relever qu'en elle c'est nous même qui sommes à la fois défiés et défiants.Table des matières :
Impérialisme et Barbarie : Quelques remarques sur les implications idéologiques de " notre histoire " la Barbarie aujourd'hui, mythe et réalité Barbarie, cruauté ou sadisme ? La barbarie de la culture et la culture de la barbarie Violence et Cruauté116 pages.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Dictionnaire international de la psychanalyse - 2 volumes, sous la direction de Mijolla A. de, avec collaboration de Golse B., Perron R. et de ..., (première édition chez Calman-Lévy en 2002) , Paris, Grand Pluriel, deuxième édition, revue et corrigée, Hachette, 2005MIJOLLA-MELLOR S. de, Dictionnaire international de la psychanalyse - 2 volumes, sous la direction de Mijolla A. de, avec collaboration de Golse B., Perron R. et de ..., (première édition chez Calman-Lévy en 2002) , Paris, Grand Pluriel, deuxième édition, revue et corrigée, Hachette, 2005
acte (passage à l'acte)-acte manqué-acting-out/actingin-actuelles sur la guerre et la mort(S.Freud, 1915b)-aliénation-amitié-analyse quatrième (Ivème Groupe O.P.L.F-archéologique (métaphore)-Aulagnier-Spairani Piera (1923-1990)-Autobiographie-autohistorisation-besoin de causalité-caractère (et formation du caractère)-cas (récit de cas)-certitude-civilisation (Kultur)-clivage-clivage du Moi- coexcitation libidinale (voies d'influence réciproque)-concept inconscient-conduites suicidaires-construction de l'espace analytique(S.Viderman)-Constructions-reconstructions-création artistique et littéraire-créativité-curiosité infantile - déjà-vu - deuil et mélancolie (Freud S., 1916-17g [1915]) - Don Juan et le double (O. Rank) - double (le) - doute - Einfall - ennui - éphémère - étrangeté (sentiment d’) - fantasmes originaires - Freud présenté par lui-même (Freud S., 1925d [1924]) - Idéal du Moi - idéalisation - Infans (Klein, Lacan, Aulagnier) - intellectualisation - interactions de la psychanalyse et psychanalyse appliquée - Introduction à la psychanalyse (Freud S., 1916-17a) - Je (Lacan, Aulagnier) - jugement de condamnation - l’auto-analyse de Freud et la découverte de la psychanalyse (Anzieu D.) - l’inconscient (Freud S., 1915e) - l’inquiétante étrangeté (Dans Unheimliche, Freud S., 1919h) - La violence de l’interprétation. Du pictogramme à l’énoncé (Aulagnier P.) - lapsus - le clivage du Moi dans les processus de défense (Freud S., 1940e [1938]) - le créateur littéraire et la fantaisie (Freud S., 1908e) - le refoulement (Die Verdrängung, Freud S., 1915d) - les explications sexuelles données aux enfants (Freud S., 1907c) - logique - Moi idéal - mort (représentation de la) - mot d’esprit - non-sens - objet-zone complémentaire (Aulagnier P.) - orgasme - originaire (l’) - passion - pensée - pensée animique - pensée magique - pictogramme (Aulagnier P.) - plaisir de pensée (Mijolla-Mellor S; de) - potentialité psychotique - primitif - projet identificatoire (Aulagnier P.) - Quatrième Groupe O.P.L.F. - recherche (pulsion de) - recherche en psychanalyse - rencontre (Aulagnier P.) - représentation idéique (Aulagnier P.) - roman familial - scène originaire, scène primitive - sens - Souvenir d’enfance de Léonard de Vinci (Un) (Ein Kindheitserinnerung de) - sublimation - suicide - Sur les théories sexuelles infantiles (Freud S., 1908c) - télépathie, occultisme - temporalité psychique - temps - théories sexuelles - Topique (revue) - toute-puisance - toute-puissance de la pensée - vérité - vérité historique - Weltanschauung (conception de l’univers) - zone érogène Ajoutés pour la seconde édition (2) : Sur la psychogenèse d’un cas d’homosexualité féminine (Freud, 1920)-Pierre Fédida2122 pages.
VALABREGA J-P., Les chronopathies - maladies du temps, Paris, Psychismes, Dunod, 2005VALABREGA J-P., Les chronopathies - maladies du temps, Paris, Psychismes, Dunod, 2005
Les chronopathies désignent toutes les formes -- bénignes, aigues, et chroniques -- de pathologies en rapport de causalité directe ou sous-jacente avec le facteur temporel. On peut affirmer qu'aucune pathologie, ni aucune normalité non plus, n'y échappent complètement. Les chronopathies-- néologisme de formation simple -- méritent donc, de plein droit, d'entrer dans la nosographie et la nosologie, au même titre que la chronobiologie est maintenant incluse dans la science du vivant. Au cours de cet ouvrage, l'auteur aborde notamment : Le domaine très complexe psychosomatique et somatopsychique qui conduit à une théorie de la conversion généralisée, c'est-à-dire à situer en deçà de l'hystérie proprement dite, mais non sans rapport avec elle. La question d'une nouvelle théorie des pulsions, regroupant les deux conceptions successives de Freud, par l'introduction de la pulsion de régression. Le Temps-- Chronos est partout et toujours élidé et oublié, même par Freud dans la théorie de l'Inconscient. En revanche, il ne l'élimine pas avec la notion de régression temporelle. La réintégration métapsychologique de la temporalité aboutit ainsi à d'importantes conséquences dans l'analyse de la phobie, de l'obsession, des troubles psychonévrotiques périodiques, dont le prototype est la manie -- mélancolie, ou psychose maniaco -- dépressive, de la paranoïa, bref dans le champ quasi entier de la psychopathologie, y compris celle de la « vie quotidienne ». Jean-Paul Valabrega est psychanalyste, membre fondateur du IVe Groupe177 pages.
DROSSART F., Un voyage en Antarctique - de l’hospitalisme à la narrativité, Paris, Éd. du Panthéon, 2005DROSSART F., Un voyage en Antarctique - de l’hospitalisme à la narrativité, Paris, Éd. du Panthéon, 2005

C'est l'histoire d'une rencontre entre deux êtres humains - deux enfants prématurés. Dans l'atmosphère bleutées de la lumière de Wood, qui éclaire le service de néonatalogie, ils se parlent à l'aide du langage des signes qu'ils ont appris de leurs pairs, à leur arrivée dans ce monde étrange.
Ils se parlent. Ils s'aiment. Ils se perdent.
Mais avant, ils se seront parlés de tout ce dont on peut se parler : la vie, la mort, la littérature... Sans oublier, bien entendu, les petits ridicules de ces êtres maladroits, bicentenaires à leurs yeux, qui essaient de veiller sur eux. Le prochain, c'est décidé, ce sera en Antarctique.
Francis Drossart est docteur en médecine et en sciences humaines cliniques. Il exerce actuellement comme pédopsychiatre et psychanalyste. Il est chargé d'enseignement à l'Université Victor Segalen de Bordeaux II.
116 pages.
ALTOUNIAN J., L’intraduisible - Deuil, mémoire, transmission , Paris, Psychismes, Dunod, 2005ALTOUNIAN J., L’intraduisible - Deuil, mémoire, transmission , Paris, Psychismes, Dunod, 2005
Deuil, mémoire, transmission L'ouvrage porte sur la douleur de l'empêchement à s'engager dans la tendresse que rencontre l'héritier d'une transmission traumatique chez son parent survivant. L'écriture constituera le truchement pour ressentir, en place de l'autre détruit, des affects excédant ses capacités psychiques. Elle vise à subjectiver une souffrance parentale encryptée dans le mutisme et tente de nommer les conséquences traumatiques des meurtres de masse sur les descendants de survivants. Dans un cheminement apparemment inversé, une tentative de réflexions contemporaines au sein des récits ancestraux sera menée pour dessiner les différentes étapes d'une psychisation de longue haleine. La survie relève alors d'une capacité d'invention proprement artisanale, c'est-à-dire d'un savoir faire « avec des restes », la vie ultérieure ne pouvant se construire qu'avec la réintroduction du tiers anéanti lors de la terreur. Le parcours analytique rapporté dans ce livre soutient l'hypothèse que, chez un héritier de survivants, le travail de la cure peut amener la scène du meurtre à s'ouvrir au tiers pour le dialogue ou le conflit, attribuant par là à ses deux enjeux définis par Freud - capacité de travailler, capacité d'aimer une pertinence radicale. Janine Altounian est traductrice et essayiste. Elle collabore aux traductions des œuvres complètes de Sigmund Freud aux Presses universitaires de France. Elle a publié notamment “Ouvrez-moi seulement les chemins d’Arménie”, un génocide aux déserts de l’inconscient (Belles Lettres, 1990) et La Survivance, traduire le trauma collectif (Dunod, 2000), deux ouvrages qui, avec celui-ci, constituent une trilogie.224 pages.
CHIANTARETTO J-F., Le témoin interne, Paris, La psychanalyse prise au mot, Aubier, 2005CHIANTARETTO J-F., Le témoin interne, Paris, La psychanalyse prise au mot, Aubier, 2005
Où un être humain puise-t-il la force d'affronter ce qui peut le détruire dans sa personne, son identité ou sa culture ? Comment réussit-on à survivre à la solitude, la détresse, la menace de mort ? Journal, autobiographie ou témoignage, les œuvres d'Anne Frank, Amadou Hampâté Bâ, Claude Vigée et Primo Levi sont autant de lieux de survie : à la clandestinité pour Anne Frank ; à la disparition de sa culture d'origine, orale et nomade, pour le Peul Amadou Hampâté Bâ ; à l'extermination par les nazis de sa famille et de sa communauté, juive alsacienne, et à l'exil pour Claude Vigée ; au camp d'Auschwitz pour Primo Levi. Dans l'œuvre de chacun se dévoile une figure commune, un semblable en soi auquel le Je s'adresse, un " témoin interne ", qui leur permet de faire œuvre de résistance intérieure. Anne Frank s'invente une amie, Kitty, à laquelle elle se confie. Pour sauver le passé de l'effacement, Claude Vigée et Amadou Hampâté Bâ convoquent les récits familiaux, les voix de leurs proches. Et Primo Levi témoigne de l'importance du dialogue intérieur, d'une relation à soi quand les nazis tentent d'abolir toute relation à autrui, de détruire en chacun le sentiment d'appartenance à l'espèce humaine. Mais ces figures exemplaires vont bien au-delà d'elles-mêmes : elles montrent que le dialogue intérieur avec le " témoin interne " est un enjeu psychique fondamental pour chacun, car c'est lui qui nous donne le sentiment d'exister et d'appartenir à l'espèce humaine. C'est ce que démontre avec beaucoup de profondeur et de sensibilité Jean-François Chiantaretto, qui formalise ainsi un nouveau concept. Biographie de l'auteur Psychanalyste et psychologue clinicien, professeur de psychopathologie à l'université Paris-XIII, docteur en philosophie, Jean-François Chiantaretto anime le groupe de recherches " Littérature personnelle et psychanalyse ". Il est notamment l'auteur de De l'acte autobiographique. Le psychanalyste et l'écriture autobiographique (Champ Vallon, 1995), L'Ecriture de cas chez Freud (Anthropos/Economica, 1999).
180 pages.
MIJOLLA-MELLOR S. de, La sublimation, Paris, Que sais-je ?, PUF, 2005MIJOLLA-MELLOR S. de, La sublimation, Paris, Que sais-je ?, PUF, 2005
La sublimation est une notion fondamentale pour l’édifice théorique de la psychanalyse, du point de vue individuel et collectif. C’est elle qui permet de penser l’articulation entre la vie pulsionnelle et le domaine de la culture et de la civilisation. Avec la sublimation, le flux libidinal sexuel et agressif devient travail, lien social, tendresse, œuvre d’art ou plaisir de pensée. Cet ouvrage reconstitue la cohérence de la notion de sublimation à travers ses multiples occurrences sous la plume de Freud, en interroge la pertinence et en analyse toutes les dimensions. Il en propose aussi une approche non en termes de « désexualisation » mais d’« abstinence de l’âme » vis à vis des certitudes dogmatiques. Courte présentation de l'ouvrage par l'auteur : J’ai tenté de montrer dans ce livre le caractère insuffisant de la définition habituellement reçue de la sublimation qui la limite à une désexualisation du but et à une valorisation sociale de l’objet et de proposer une autre approche du processus sublimatoire . La notion de sublimation en psychanalyse occupe en effet une position paradoxale : jamais totalement définie par Freud, elle est cependant indispensable à l’édifice théorique tant du point de vue individuel que collectif. Sa place est aussi importante que celle du refoulement dont elle constitue soit l’issue positive à l’âge adulte par opposition à la névrose, soit dans l’enfance l’alternative précoce et créatrice. C’est à elle qu’on doit de pouvoir penser en psychanalyse la place et le sens des sentiments de tendresse et d’amitié, des liens sociaux, de l’activité professionnelle, des réalisations artistiques, littéraires, scientifiques, techniques, sportives, etc., et même, du plaisir qu’enfants et adultes prennent à affronter les énigmes et à tenter de les résoudre, le plaisir de pensée. Avec la sublimation, le Moi peut se proposer à l’amour du Surmoi en lui disant : « Regarde, tu peux m’aimer, je ressemble tellement à l’image idéale de toi- même que tu as perdue…. ». Mais la différence de taille, tient dans le fait que ce n’est pas lui mais ce qu’il fait, c’est à dire aussi bien ce qu’il cherche en alliance avec lui mais dont il n’est pas encore possesseur, que le Moi propose au Surmoi comme objet de substitution. Il affirme au Surmoi que ce qu’il n’a pas pour lui plaire, il ne l’a pas encore mais que, tout en renonçant à y prétendre sous une forme immédiate et illusoire, il saura mettre en œuvre toute espèce d’effort voire de renoncements pour… ne pas y renoncer ! L’abstinence sexuelle, qui n’a pas grand chose à voir avec la sublimation ni même avec les conditions qui la favoriserait, est en revanche une « abstinence de l’âme » qui sait préférer la quête de la vérité plutôt que la vérité toute trouvée.127 pages.
CHARTIER J-P., Freudaines - Onze lettres retrouvées de Sigmund Freud, Paris, Dunod, 2005CHARTIER J-P., Freudaines - Onze lettres retrouvées de Sigmund Freud, Paris, Dunod, 2005
En 1984, Ilse Grubrich-Simitis fit une découverte stupéfiante : elle exhuma par le plus grand des hasards un manuscrit oublié dans une malle perdue au fond du grenier de la dernière demeure que Freud occupa jusqu'à sa mort à Londres le 23 septembre 1939. Ce texte était en fait le douzième essai écrit par Freud en vue du livre sur la métapsychologie qu'il envisageait d'écrire en 1915. Or ce coffre égaré contenait aussi dans un double fond toute une série de lettres. Sont-elles bien de Freud ? Le doute subsiste... Mais, transformée ou non, la voix de Sigmund, outre-tombe, nous parle finalement encore et toujours de la psychanalyse et de ses problématiques actuelles...Table des matières :
Avant-Propos. L’embarquement pour Cythère – Lettre à Eduard Silberstein. Les Jivaros – Lettre au professeur Theodor Meynert. Aimez-vous les DSM ? – Lettre au professeur Bleuler. La tentation de Saint-Antoine du psychanalyste – Lettre à Lou Andréas-Salomé. Horde ou ordre sauvage ? – Lettre à Sandor Ferenczi. Cure-pipe et psychothérapie – Lettre à Carl Gustav Jung. L’incasable – Lettre à August Aichhorn. Plaidoyer pour une certaine anormalité dans le travail en institution – Lettre à Karl Abraham, Max Eitington et Ernest Simmel. Laca-niaiseries – Lettre au docteur René Laforgue. Ode à Ysé – Lettre à Ernest Jones. Oh ! Marie si tu savais tout le mal que l’on me fait – Lettre à Marie Bonaparte. Épilogue Introit ad altare Psychi. Index des noms propres.116 pages.
CHIANTARETTO J-F., Autobiographie, journal intime et psychanalyse, sous la direction de ... et de CLANCIER A. et ROCHE A.psychanalyse, Économica, 2005CHIANTARETTO J-F., Autobiographie, journal intime et psychanalyse, sous la direction de ... et de CLANCIER A. et ROCHE A.psychanalyse, Économica, 2005
Les auteurs de cet ouvrage collectif ont tous participé à le Décade internationale de Cerisy-La-Salle, " Autobiographie, journal intime et psychanalyse ", qui avait marqué l'aboutissement d'un ensemble de recherches menées par le groupe " Littérature personnelle et psychanalyse ". Ce groupe fondé en 1992 par Jean-François Chiantaretto, est né d'un projet qui trouve là son plein déploiement : l'interrogation mutuelle de la psychanalyse et des différentes formes d'écriture de soi. Un nouveau champ apparaît ainsi, qui renouvelle la question des rapports de la psychanalyse et de la littérature, comme celle de la lecture et de l'interprétation de ces formes d'écriture. Le problème est posé du rôle joué par les écritures de soi dans l'émergence de la psychanalyse et de l'influence en retour de celle-ci sur celles-là. Plus largement, il s'agit de mettre à l'épreuve d'une approche globale des écritures de soi, au titre des différentes modalités d'expérience de soi dans l'écriture, lorsque celle-ci propose explicitement une autoreprésentation de l'auteur en personne. En deçà de l'opposition autobiographie/journal intime, l'ouvrage offre d'aborder chaque texte comme le lieu d'une tension plus ou moins conflictuelle entre deux positions psychiques, dans l'investissement de l'écriture de soi : attester une identité, témoigner une altération.337 pages.