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PERAN R., L’immuable continuité de l’être in Topique 109, L'acte poétique, 291 à2 97, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 2010
Résumé : La « sublimation » est un concept assez peu utilisé dans l’élaboration des histoires cliniques que nous pouvons entendre soit en analyse quatrième, soit lors d’exposés. Les aspects métapsychologiques ainsi que les liens à la temporalité et à la notion de choix donnent au concept de « Sublimation », dans le livre de Sophie de Mijolla-Mellor, une dimension utilisable pour la réflexion sur la clinique et son élaboration.
Mots clés : Mouvement créateur, Transformation, Transmutation, « Trouvé-créé » , « Représentation-objet », Régression formelle, « Langage fondamental », Choix
MIJOLLA-MELLOR S., Choix pervers, choix sublimé in Topique 109, L'acte poétique, 271 à 284, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 2010
Résumé : En proposant la notion de « choix de la sublimation » l’auteur souligne que la sublimation est ouverte à tout moment, de même qu’est également possible ce que Freud appelle la « désublimation » qui n’est en fait qu’une option différente de celle dans lequel le sujet s’était initialement engagé. A partir de l’analyse de l’esthétisme, ce texte éclaire un aspect particulier de la question, soit la proximité entre le choix pervers et le choix sublimé qui opèrent tous deux un mouvement de contournement de l’interdit et parviennent, moyennant certaines limites, non seulement à maintenir l’écoulement du flux libidinal mais à le renforcer du fait de cet obstacle.
Mots clés : Sublimation, Choix, Esthétisme, Perversion, Plaisir scopique
FUSCO M-C. ET MORISI J., De la consultation d’hygiène mentale de la Seine (OPHS) au département de psychothérapie Le centre Victor-Smirnoff in Le Coq-Héron 201, Psychanalyse, politique société-Dossier I– Les dispensaires analytiques, 81 à 85, Ramonville Saint-Agne, érès, 2010
Résumé : Pour maintenir l’exigence d’une activité psychanalytique dans le cadre d’un service public, le Dispensaire d’hygiène mentale de la préfecture de la Seine, créé en 1955 par le docteur Victor Smirnoff, se transformera en Département de psychothérapie pour adultes : « La rue Tiphaine ». Il sera composé d’une équipe de plus en plus importante, dont la majorité des membres était de formation psychanalytique. En raison des contraintes imposées par la mise en place de la sectorisation, ce centre devra négocier pour conserver son mode de fonctionnement psychanalytique.
Grâce au soutien du professeur G. Daumezon, il sera rattaché au 22e secteur. Par la suite, après la mort de ce dernier, ce centre sera dans l’obligation, pour assurer son autonomie psychanalytique, de quitter la rue Tiphaine, son lieu de fondation. Il changera plusieurs fois de lieux, avant de trouver son installation actuelle au 22, boulevard de Sébastopol, où il poursuit, avec une équipe plus restreinte mais dans le même esprit, son activité de traitement psychanalytique.
Mots clés : psychothérapie analytique, formation, autonomie thérapeutique, intranquillité
MOREAU RICAUD M. , La Policlinique de Berlin (1920-1933) : une « organisation nouvelle » in Le Coq-Héron 201, Psychanalyse, politique société-Dossier I– Les dispensaires analytiques, 9 à 23, Ramonville Saint-Agne, érès, 2010
Résumé : Une policlinique psychanalytique n’ayant pu se créer à Budapest en 1919, c’est Max Eitingon qui reprend l’idée et la réalise sur ses propres finances à Berlin en 1920. Cette première policlinique – dont on précise ici la fondation et le fonctionnement – deviendra un institut psychanalytique, qui offre à la fois un traitement gratuit pour la population nécessiteuse et la formation des analystes. Il servira de modèle pour tous les instituts de l’Association psychanalytique internationale. La Correspondance de Freud et d’Eitingon, récemment traduite, nous montre que l’idée, embryonnaire, d’un « sanatorium psychanalytique » était déjà chez Freud. Il n’y manquait que de conjuguer la clinique et la formation des analystes en une « École supérieure de psychanalyse » (Freud), qu’Eitingon et ses collègues mettront sur pied empiriquement et dont les grandes lignes du programme seront repensées par Freud en 1927, dans ses dernières pages de La question de l’analyse profane.
Mots clés : Ferenczi, Eitingon, Policlinique de Berlin 1920, Rapports sur la Policlinique de Berlin de 1922 et de 1930, correspondance Freud-Eitingon, « sanatorium psychanalytique », « École supérieure de psychanalyse »
ISNARD-DAVEZAC N., Comment naissent les grands-parents? in Les Lettres de la société de Psychanalyse Freudienne 23, Donner, transmettre, perdre, 22 à 36, Paris, Publication de la Société de Psychanalyse Freudienne-CampagnePremière, 2010
Résumé : Longtemps négligés par la psychanalyse freudienne, les grands-parents sont pourtant les transmetteurs de contenus conscients et inconscients qui jouent un rôle important dans la construction psychique du sujet et dans son devenir. Les réflexions que propose cet article se réfèrent à l'épineuse question, envisagée par Freud dans Totem et tabou, de la transmission de processus psychiques d'une génération à une autre . Elles s'étayent sur le témoignage que Sartre en a donné dans Les Mots, sur des éléments puisés dans la pratique, et plus particulièrement sur l'observation d'un cas clinique.
Mots clés : grands-parents,transmission intergénérationnelle des processus psychiques.
JULLIAND E., in Avec la collaboration de : ASSAN J.-M,,BENARAB K., BUGGLIN,EVEN-LE BERRE C, FRANCIOLI F., LAURENT P., VÉNIER C. Bulletin d'Information 48 - Printemps 2010, Quatrième Groupe, 2010
Résumé : p. 3 : ACTIVITES INSTITUTIONNELLES– ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
p.27 : COMPTES-RENDUS ET COMMENTAIRES DES ACTIVITES SCIENTIFIQUES
p.59 : ACTUALITÉ DE LA PSYCHANALYSE
p.64 : À PROPOS DE CINEMA
p.66 : NOTES DE LECTURE
p.76 : INFORMATIONS
p. 79 : LISTE DES ANALYSTES "MEMBRES DU QUATRIÈME GROUPE"
G. GAILLARD, « Donner à la mort une place. Les groupes institués et la présence déliante de la pulsion de mort » in Cahiers de Psychologie Clinique n°34 , Groupes et individus, p. 135-154, Bruxelles, De Bœck Université, 2010
LÉVY G., Transmettre l'impossible ? in Le Coq-Héron 200, Quelle transmission en psychanalyse ?, 69 à 77, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2010
Résumé : Il y aurait, dans cette question inaugurale quant à la singularité de la transmission en psychanalyse, comme un paradoxe nouant l’acte de transmettre et « l’impossible ». Est-ce le constat d’un impossible à faire transmission ? D’un impossible à transmettre ? N’y aurait-il que l’impossible qui puisse se transmettre ? Y aurait-il de nouvelles conditions actuelles pour la psychanalyse et qui mettent en péril la possibilité même d’un « impossible » dont on s’accorderait à penser qu’il est l’essentiel de la chose à transmettre ? Cet « impossible » relève en priorité d’une temporalité inhérente à l’acte analytique, fondée sur le différé, le délai, le suspens, et ce qui, du manque, s’offre à désirer. C’est bien sûr le transfert comme mouvement de voilement/dévoilement de l’objet qui en est l’expression dans la cure, ce qui se trouve aujourd’hui gravement menacé par l’idéal consumériste commun, à l’heure où « tout est possible ». Transmettre l’angoisse serait transmettre ce qui, d’une irreprésentable séparation d’avec l’objet primaire, ouvre sur un autre destin que celui d’une interminable fascination. N’est-ce pas là une des conditions pour penser la fin de la cure ?
BAZALGETTE G., La transmission du symbole in Le Coq-Héron 200, Quelle transmission en psychanalyse ?, 38 à 46, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2010
Résumé : Qu’est-ce qui se transmet dans l’analyse, de l’analyste à l’analysant ? La question sera abordée à partir de l’acte en lequel s’effectue cette transmission, l’acte d’interprétation. À ce titre, on montrera que, au travers du dénouage verbal des opacités transféro-contre-transférentielles qui œuvrent dans la cure, c’est un savoir sur le symbole et sa naissance qui tend à se transmettre pour un sujet. Nous esquisserons l’étude de la nature, des conditions et des limites de ce savoir trébuchant.
DOLLÉ-MONGLOND B., L'un parle, l'autre se tait : les contours d'une expérience de transmission? in Le Coq-Héron 200, Quelle transmission en psychanalyse ?, 24 à 37, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2010
Résumé : La notion de transmission est consubstantielle au champ même de la psychanalyse ; mais elle véhicule un ensemble de lignes de pensée, tant du côté de l’analyste que de l’analysant, qu’il nous faut différencier et clarifier. Mon propos ici est d’interroger et de soutenir un angle spécifique de cet acte de transmission constitué par le vif de la séance. Si la psychanalyse est constamment traversée par un fond d’intransmissible, il n’en demeure pas moins que ce qui reste de l’expérience de la cure s’apparente à une forme de transmission que chaque analysant aura à s’approprier et à inventer. Cette transmission est singulière dans la mesure où elle repose sur un étrange paradoxe qui conduit de l’intransmissible à ce qui se transmet néanmoins dans un indicible. Elle va ici renvoyer à la position analytique qui dans sa spécificité vectorise cette expérience. Loin de représenter un contenu secondarisé et acquis une fois pour toutes, elle tend vers la construction d’une nouvelle disposition interne reposant sur une potentialité d’appréhender différemment la notion de Sens, et de saisir en soi les traces psychiques d’un infantile constamment agissant, apprentissage d’une autre nature de savoir marqué du sceau de l’interrogatif et de l’inachevé.
DEFRENET B., De la nostalgie fédératrice à une haine de la transmission. in Le Coq-Héron 200, Quelle transmission en psychanalyse ?, 20 à 23, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2010
Résumé : De Totem et tabou à L’homme Moïse et la religion monothéiste, l’énigme de la singularité humaine et la tragédie du père originaire se sont déplacées, sous la plume Freud, de l’alliance fraternelle fédératrice à la haine antisémite. Haine destructrice sans précédent qui, si elle interroge la haine de la fondation et de la transmission, inaugure une attaque des sources mêmes de la pensée et du langage. Les psychanalystes ont, certes, à se défendre du démembrement culturel poursuivi depuis par le rationalisme opératoire, mais, ils ont en outre à veiller sur ce qui, au sein des processus de formation et de transmission, tend à édulcorer le génie de la découverte freudienne.
DOLLÉ-MONGLOND B., Pourquoi une transmission singulière en psychanalyse ? in Le Coq-Héron 200, Quelle transmission en psychanalyse ?, 13 à 19, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2010
Résumé : La notion de transmission si présente en psychanalyse se déploie sous différentes voies qu’il est important de distinguer et préciser ; mon propos est de situer quelle fut mon approche pour proposer ce thème augurant d’une confrontation entre psychanalystes de différentes sociétés.
GUEDJ M., L’incorporation processuelle - Un autre modèle de l’après-coup in Le Coq-Héron 2010/4 n° 203, Double thérapie - psychanalyse et corps, p. 78-84, Toulouse, Eres, 2010
Résumé :
L’incorporation processuelle précède l’introjection comme mode de défense dans le calendrier maturationnel du sujet. Elle enregistre, à des fins de métabolisation dans le corps du moi corporel, les expériences constituant son histoire traumatique. Elle demeure toujours, en secours à l’introjection, solution adaptative possible en cas de sidération psychique. Le cas d’Emma analysé dans ce point de vue pourrait conduire à une réinterprétation de la notion d’après-coup.
Mots clés : incorporation - principe de constance - stase - métabolisation - phénocopie - concept-limite
DOLLÉ-MONGLOND B., L' énigme du Horla in Bulletin du Groupe Toulousain de la Société Psychanalytique de Paris 20, L' Angoisse, 16 à 26, Toulouse, Publication Groupe Toulousain de la S.P.P., 2010
CHIANTARETTO J.-F., Lorsque l'écriture de soi dit l'histoire : Primo Levi et Imre Kertèsz in Crivello M., Pelen J-N, (Dir) - Individu, récit, histoire, p. 159-167, Aix-en-Provence, PUP, 2008